• Tome 2 : Tentations et renouveaux: Partie 10

    POV Bri

    J'ai mal au crâne, je suis où ? C'est quoi ce bordel, où est mon chaton ? Le médecin est venu m’ausculter, apparemment je sors d'un coma de cinq mois, putain... Je veux demander à voir Len mais, aucun son ne sort, un tuyau m'empêche de parler. Une infirmière arrive, et m'explique qu'elle va enlever l'aide respiratoire.

    Après quelques examens je demande à voir Len mais personne ne semble savoir de qui je parle. Après une heure ma génitrice entre dans la pièce, le sourire aux lèvres comme si elle s’était inquiété pour moi. Le médecin la suis et me dit que les examens qui on été fait à mon réveil sont bon. Il me faudra cependant quelques heures de séance kiné pour réapprendre à me déplacer.

    -Je pourrais refaire de la boxe thaï ?
    -Normalement ce n'est pas impossible mais, il faut y aller doucement.
    -Donc je pourrai en refaire ? Ma carrière n'est pas compromise ?
    -Nous ne pouvons pas faire de pronostique encore mais, il n'y a pas de grand risque.
    -D'accord...

    Il est partie, une infirmière a vérifié quelques trucs puis m'a laissé avec « votre gentille mère »… n'importe quoi. La génitrice s'avance, elle me regarde comme si j'étais un « enfant aimé », put@&...

    -Que faites-vous là ?
    -Je suis là pour toi chéri voyons. Après ton accident je suis venu ici avec ton père. Nous te surveillons depuis.
    -Combien de temps ?
    -Tu es resté endormie trois semaines.
    -Où est Len ?
    -Qui ?
    -Len !
    -Chéri ! Tu ne connais pas de Len voyons.

    Qu'est-ce qu'elle raconte, bien sûre que je connais un Len, mon chaton... J'ai mal au crâne et ne comprends plus rien. Elle m'a parlé de plein de truc dont je comprenais rien puis elle est partis. Arielle est arrivée peu de temps après, un sourire aussi grand que.. je sais pas quoi. Elle portait un bébé... Attendez... La vielle m'a dit que j'étais resté quelques semaines dans le coma... Que...

    -Ari, c'est...
    -Je te présente Gregory.
    -Ari, je...Ma génitrice m'a dit que j'étais rester trois semaines dans le coma...
    -Bri..

    Elle me regarde tristement, Pierre qui était derrière elle prend leur bébé et sort. QU'est-ce qu'il se passe ?

    -Tu es reste cinq mois dans le coma Bri...
    -Qu… Quoi ? Je... Len...Où il est ?
    -Je ne sais pas... Je suis passé dans votre appartement mais, il n'y a personne...

    Qu’est-ce qu'il se passe ? Je ne comprends plus rien, je veux appeler Len mais son numéro de tel n'est plus attribué. Putain...

    Je suis resté comme ça trois jours, puis la rééducation à commencé. Je n'aime pas ça, mais, il faut que j'y passe pour pouvoir réussir à revenir dans une vie normale et voir Len.


    POV Len

    - Len… Monsieur Ride demande à te voir.

    Des frissons traversent ma colonne vertébrale. Je respire un bon cou, puis monte au 30ème. Je toc puis entre.

    - Monsieur Ride ?
    - Len… avance mon garçon…

    Il me demande de m’assoir face à lui, je m’exécute en silence. Il sort soudain un objet qui me fait tressaillir…

    - Le reconnais-tu Len ?

    Je regarde le bâton plat rouge vif qui est posé sur le bureau. Mon cœur loupe un battement lorsque sa main s’approche de mon visage pour me caresser la joue. Il sourit à ma réaction.

    - Bien mon petit Len tu ne l’as pas oublié… tu sais, ce n’est pas parce que tu es majeur que je ne peux pas l’utiliser…

    Sa voix qui était mielleuse devient soudain très grave et presque sadique,

    - Ne m’oblige pas à le réutiliser Len !
    - Je suis désolé, c’était un accident…
    - J’en ai rien à faire que ce soit un accident ou non ! Tu accumules les bourdes et j’en ai eu pour 20'000 euro de dommage en un jour !

    Il soupir, puis me dit que ça ne le surprend pas… qu’après tout j’ai toujours été qu’un incapable. J’encaisse sans rien dire… il me connait depuis toujours, alors il doit savoir de quoi il parle. C’est le meilleur ami de mon père et jusqu’à mes 14 ans, je passais toutes mes vacances chez lui. Je secoue la tête pour enlever ses images de mon esprit.

    Après m’avoir sermonné comme un gosse, il me permet de retourner bosser…

    POV Bri

    Deux mois, deux putains de mois à chercher cette foutue adresse pour savoir qu'il était chez Dylan... Je ne marche pas bien encore, je suis obligé d’utiliser des béquilles.
    Sa maison est assez loin de l’hôpital, j'y arrive vers 10 heures. Un homme m'ouvre, puis après, il appelle Dylan.

    B-Salut euh...
    D-Qu'est-ce que tu veux ? Faire du mal à Len encore ?
    -Hein ? Je… attends !
    -Quoi !?
    -Où est Len s'il te plait !
    -A son boulot
    -Ok, euh... Il finit à quelle heure ?
    -Il arrive d'ici une heure.

    Il soupir en voyant ma tête et surtout mes béquilles, il me propose d'entrer, on s’installe sur le canapé. Il y a des tonnes de photo de match de boxe ou autres sports de combats c’est impressionnant.

    -Euh...Je... je comprends plus rien là, pourquoi Len est parti ?

    -Va pas faire l'ignorant... tu l'as assez fait souffrir pour jouer à ce petit jeu. D'ailleurs je devrais t'en coller une pour ce que tu lui as fait... mais Len m'en voudrait.

    -Attend, je comprends rien là. Je me suis réveillié il y a deux mois et Arielle m'a dit que Len était déjà parti depuis trois semaines de l'appartement !

    Je m’énerve, j'ai du mal à rester calme depuis qu’Arielle m'a dit que Len était parti, ma mère cache quelque chose aussi et tente de me faire faire des trucs bizarres...

    -Tu es sorti du coma il y a deux mois? C'est impossible t'es sûr de ça?
    -Oui j'en suis sûr ! Je compte les jours depuis que je sais que Len a disparu !
    -Il a pas « disparu »... tu l'as foutu à la porte... putain là c'est moi qui capte plus rien...
    -Foutu... à la porte ?

    Il me raconte quoi là, je me lève d'un coup, m'a tête tourne et ma jambe droite me lâche peu de temps après. Je me retrouve à genoux par terre en gémissant. Dylan semble perdu et s'apprête à parler quand une fille arrive. Je me souviens d'elle... Julia je crois. Elle veut parler, m'engueuler même mais Dylan l'en empêche.

    -Attend puce ! Bri, tu lui as écrit une lettre lui disant que tu avais une fiancée !

    -Quoi ? Te fou pas de ma gueule, j'aime Len ! Je crèverais pour lui ! Pourquoi je le fouterais dehors. Je comprends rien ! J'étais à mon match puis je suis tombé et quand je me suis réveillé on me sort que j'étais dans le coma ! Ma génitrice s'est foutu de moi avant qu'Ari me dise que j'étais tombé cinq mois dans le coma !

    Je comprends rien... Eux non plus à en croire leurs têtes.

    -Je me suis réveillé il y a deux mois !
    -Attend... Tu lui a écris ça il y a trois mois !

    Il se lève et se dirige vers un sac d'où il sort une feuille qu'il me tend. C’est une lettre, putain c'est...

    -C’est pas moi qui ai écrit ça, c’est même pas ma signature !

    Je fixe la lettre. Ils me regardent, la fille veut parler mais ne le fait pas. Je me suis rassis sur le canapé, ma tête tourne, je comprends rien... Je regarde la... Putain !

    -C'est ma signature quand j'étais gosse !
    -Quoi ? Tu racontes quoi là ? Je comprends rien !
    -C’est pas moi qui ai écrit cette putain de lettre c’est ma génitrice. Putain quelle salope !

    Je me suis levé trop vite, j'ai voulu partir trop vite. Résultat j'ai fait cinq pas avant de tomber dans l'entrée en gémissant de douleur. Ma jambe droite ne me suis pas encore, je ne contrôle plus rien ! Ça m'énerve !


    POV Len


    J’ai passé une journée horrible… Cooper Ride mon patron s’est pris un malin plaisir de me torturer et de me rabaisser devant les autres employés. Quand j’étais gosse il était une figure paternelle, après tout je passais plus de temps avec lui qu’avec mon propre père. Pourquoi est-ce que je m’accroche encore à l’idée que quelqu’un pourrait apprécier un mec comme moi qui suis qu’un fardeau et un incapable.

    J’arrive chez Dylan trente minute plus tard… je suis crevé. J’ouvre la porte en soupirant et enlève mes chaussure… tiens il y a une autres pairs de chaussure ? Attend…

    - Len…

    Un cri s’échappe d’entre mes lèvres en entendant cette voix… je me tourne et reste figé. Dylan se positionne à côté de Bri, lorsqu’il remarque que je recule pour prendre la fuite, il m’attrape vite fait et m’en empêche. Je tourne le dos à Bri… mon cœur me fait mal je dis à Dylan d’une voix plaintif,

    - Lâche-moi…
    - Non.

    Il se baisse pour être à mon hauteur et pour me regarder dans les yeux,

    - Maintenant Len ça suffit… arrête de fuir la réalité et parle avec lui.

    Il m’ébouriffe les cheveux, me libère de mon sac, puis me pousse vers Bri. Je détourne le regard ne sachant pas quoi dire… pourquoi est-il là ? Il n’est pas avec sa fiancée ? Je ne veux pas le regarder… si je le regarde, je ne vais pas vouloir le laisser repartir avec elle…

    - Len regarde moi…

    Non… Bri part… ne comprends-tu pas ? J’ai été fort... je te l’avais promis sur ton lit d’hôpital… mais si je te regarde je…

    - Merde Len…

    Il s’approche soudain et tourne ma tête vers lui. Il m’embrasse à pleine bouche. Sa langue vient au contact de la mienne… elle est chaude, mes yeux s’embues et mes larmes coulent. C’est un rêve n’est-ce pas ? Sinon pourquoi Bri serait entrain de m’embrasser. C’est forcement un rêve et je serais éternellement reconnaissant au monde entier de m’avoir permis de serrer Bri dans mes bras une toute dernière fois…
    Mes bras passent autour de son cou et je l’oblige à se coller d’avantage à moi. On finit par tomber par terre, Bri au dessus de moi est couché entre mes jambes. Mes mains s’entremêlent dans ses cheveux. Lorsque sa bouche passe sur mon cou, je souffle,

    - C’est un si beau rêve… pitié, ne me réveillez pas, supplié-je terrifié à l’idée que quelqu’un me fasse sortir de ce rêve si beau.

    Je ferme les yeux de toutes mes forces… ne te réveille pas…ne te réveille pas... La voix grave de Bri résonne à mes oreilles comme un long ronronnement,

    - Tu n’es pas en train de rêver, chaton… je suis là.

    Ses lèvres se posent alors sur les miennes dans un doux baiser à me faire fondre. Dylan se racle la gorge,

    - Hum… je vous prête ma chambre si vous voulez mais vous pouvez pas coucher ensemble en plein milieu du salon… ça va pas le faire.

    Bri éclate de rire, quand à moi j’ai toujours l’impression que je suis entrain de rêver. Dylan aide Bri à marcher alors que Lisa me prend le bras et m’entraîne à la suite des deux garçons. On monte les marches, puis on finit dans la chambre d’ami que j’occupe.

    Lorsque je me retrouve seul avec Bri, je fixe le sol. Bri s’assoit à côté de moi et m’oblige à le regarder. Je lui dis,

    - Pourquoi ? Pourquoi es-tu revenu… tu as pourtant trouvé une femme formidable alors pourquoi revenir vers un incapable comme moi…
    - T’es pas un incapable chaton et je t’interdis de le penser… Len regarde-moi ! Détourne pas les yeux putain… écoute moi… cette putain de lettre n’est pas de moi ! C’est ma génitrice qui l’a écrite… s’il te plait Len croit moi… je t’aime putain je t’aime tellement… j’ai cru que le monde s’écroulait quand j’ai appris que tu avais disparu…

    Bri a le visage en larme… il pleure? Bri… La carapace que je m’étais revêtu ces derniers mois vol soudain en éclat et je fonds en larmes me jetant sur lui.

    - Briiii…. Je… ne sais pas si c’est la réalité ou si je rêve… mais je t’aime… j’ai jamais cessé de t’aimer… s’il te plait… s’il te plait part pas me laisse pas… serre moi… me laisse pas…

    Je répète ces mots en boucle tout en sanglotant. Je promène mes mains fiévreuses sur son corps, je suis si heureux de le retoucher, de retrouver les contours fermes et familiers de son torse. Bri me serre fort contre lui. Il me murmure quelque chose à l’oreille mais je ne l’entends pas… j’ai l’impression de voler. Le chagrin et la douleur des mois précédents commencent à s’évanouir pour céder à un bonheur qui m’envahit comme des fourmillements. Le contrôle de mes émotions s’est éclaté en mille morceau mais je m’en fiche… je veux profiter de ces moments avec lui. On s’embrasse avec un excès de fougue que je ne nous connaissais pas. Il m’attire encore plus près de lui et pousse un grognement lorsque j’enroule mes jambes autour de sa taille, collant nos sexes l’un à l’autre, Je caresse son corps et une excitation monte en moi. C’est un besoin qui dépasse la simple passion ou l’envie impérieuse de le sentir en moi… j’ai besoin de savoir qu’il est là… qu’il ne partira pas. Bri doit aussi le sentir car il commence à me déshabiller avant de passer à ses fringues. Il n’attend pas et me pénètre en séchant mes dernières larmes. Je halète sous ses puissants coups de reins. Mon cœur tambourine dans ma poitrine si vite qu’il me fait tourner la tête. Je cris le prénom de Bri plusieurs fois… nous jouissons bien vite. Je me laisse retomber sur le lit, Bri à côté de moi essoufflé. Je me blottis contre lui… Si c'est un rêve... je ne veux jamais me réveiller...

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