• POV Bri

    Le sentir sur moi, me sentir en lui, ça fait si longtemps. Trop d’émotion qui mon fait chialer en plus, on se retrouve allongé sur son lit, je le sers dans mes bras. Il pleure un peu, serre mon t-shirt comme s'il avait peur que je m'en aille. Non jamais je ne pourrais faire ça. On se câline quelques minutes puis après s’être habillé on descend dans le salon. Dylan et sa chérie nous regardent, il faut que je montre la lettre à Len.

    -Chaton regarde ça.
    -Non je...Non.

    Il a bien vu la lettre, il regarde Dylan bizarrement, celui-ci baisse la tête.

    -Regarde la signature.
    -...
    -Ce n'est pas la mienne, tu la connais ma signature...
    -Je comprends pas.

    Je prends son visage entre mes mains, lui explique tout ce que j’ai compris. Je le dis que je me ne me suis pas réveillé comme ma mère lui avait fait croire. Que jamais je n'avais rencontré quelqu'un, que j’étais pas le moins du monde fiancé à une fille, que ma pondeuse a voulu l'éloigner. Je ne lui pardonnerai jamais ! Je lui jure que je me vengerai de ma génitrice.


    POV Len


    Il est làBri est vraiment là. J’ai encore de la peine à le croire. Il me prend la main,

    - Chaton je t’aime…
    - Bri…
    - Je le répèterai jusqu’à ce que ces mots se gravent dans ton esprit !

    Je souris et me rapproche, il passe sa main autour de moi et me serre contre lui. Bri finit alors par soupirer, je lui demande ce qui se passe. Il me dit agacé,

    - Je m’absente un peu plus de six mois et regarde-toi… t’as encore maigri…
    - …

    Dylan s’empresse de me dire qu’il avait raison et que le fait que je ne mange plus beaucoup ne plaise pas à Bri. Ce dernier me regarde et dit soudain,

    - Chaton tu réaménages à la maison !
    - Hein ?
    - Pas de « hein » ou autre… tu as assez vécu loin de moi… ta place est dans notre appartement. Bah chaton tu pleure ?

    J’essuie mes larmes et lui souris… il m’a tellement manqué...c’est incroyable comme il m’a manqué.

    Bri marche avec des béquilles… ça me fait mal au cœur de le voir comme ça. Il me rassure en me disant que bientôt il remarchera normalement et aura plus besoin de réeducation et qu’il pourra même reprendre la box thaï. Je me fige quand il me dit ça… je sais que c’est un pro et qu’il n’arrêtera pas mais… une partie de moi, peut-être égoïste aurait souhaité qu’il arrête complètement ce sport qui l’a éloigné de moi. Dylan nous ramène chez nous… chez nous… ça me fait chaud au cœur de dire ceci, je souris bêtement ce qui fait rire Lisa. Cette dernière ne nous accompagne pas, elle a promit à Natanial de faire le repas pour ce soir. Elle me serre fort dans ses bras, je remercie chaleureusement Natanial de m’avoir accueilli, puis j’entre dans la voiture.

    Je n’ai pas beaucoup d’affaire… en quittant la maison, je n’avais pris que le strict minimum, ce qui me faisait un carton d’affaire personnelle, puis un autre avec les cours et les travaux de la fac et du boulot.


    POV Bri

    Len ne semble pas vraiment en forme. Il m'aide à marcher parfois, même si je n'ai pas vraiment besoin d'aide vu que j'ai des béquilles. Je suis venu ici en taxi, alors pour rentrer à l'appartement on a de la chance de pouvoir rentrer en voiture. Len ne veut pas déranger Dylan mais, je lui dit que l'on n’a pas le choix et il me surprend en disant qu'il aurait pu conduire si j'étais venu en voiture. Putain, je rate toujours les moments important de mon chaton ou quoi ? Ça m’énerve mais, pas autant que ce que m'a fait ma mère...

    On arrive à l'appartement assez vite. Dylan n’est jamais venu et est surpris de voir où Len habitait avant (d'après ses mots). Je m’assois dans le canapé en gémissant de gène, putain de jambe droite... Pourquoi elle veut pas fonctionner correctement ?

    Dulan repart assez vite après avoir posé les affaires de Len, en gros très rapidement. Len à hésité avant de s'approcher.

    -Chaton vient ici.
    -...
    -Chaton ! Qu'est-ce qu'il y a ?
    -Je.. Je suis pas chez moi, elle a raison ?
    -Qui elle ? Ma génitrice ?

    Il acquiesce, je hais cette femme. Il faut déménager, il faut que je protège Len à tout prix de tout le monde.... Si seulement on pouvait se marier... Quoique...

    -Chaton ?
    -Hum...
    -Epouse-moi...
    -Qu... Quoi ?
    -Enfin, se marier n'est pas possible mais, se pacser si et... et je pourrais te protège même si il m’arrive quelque chose. Je… Je n'ai pas envie que quelqu'un te refasse ce que ma génitrice t’as fait... Je n'avais jamais pensé au fait qu'elle puisse te virer de chez nous aussi simplement et surtout légalement....


    POV Len

    Se…marier ? Je le regarde pour savoir s’il est vraiment sérieux. Bri tend le bras et me fait tomber sur lui. Il finit par me chatouiller et me faire rire avant de plonger son regard dans le mien en reprenant un air sérieux,

    - Épouse-moi chaton…

    Il essuit les larmes qui coulent sur mes joues puis m’embrasse… je passe mes bras autour de lui et le serre d’avantage. Lorsqu’il rompt le baiser, je lui dis dans un souffle,

    - Oui…

    Il me sourit et m’embrasse à nouveau. Je rigole soudain,

    - Len ?
    - Ta mère en fera une syncope…
    - Ah ah… j’en ai rien à faire…

    Il me câline un peu, puis s’allonge sur le canapé. Je m’appuis contre lui et m’enivre de son odeur, de la sensation de bien être d’être dans ses bras, de cette sensation de protection qui m’avait manqué. Bri me demande,

    - Qu’est-ce que tu as fait d’autre appart le permis pendant ces 6 mois ?
    - Hein ? Euh… j’ai…bossé.
    - Pour ton père ?
    - Oui et non… enfin il m’a envoyé dans une entreprise partenaire.
    - Et c’est comment ? Tu t’entends bien avec tes collègues ?
    - …
    - Chaton ?
    - Tout va bien !
    - Me ment pas…. t’as l’air pas bien du tout… qu’est-ce qui se passe ?

    Il se redresse et plonge son regard dans le mien… il sait très bien que je n’arrive jamais à lui cacher les choses bien longtemps. En plus j’ai jamais connu si tête de mule que lui. Un frisson traverse mon échine lorsque je repense à l’entreprise. Je me mets en boule, passe mes bras autour de mes jambes et cache ma tête entre mes genoux dans l’espoir de calmer les tremblements qui me submergent.

    - Chaton tu commences à me faire peur là…
    - Pardon…
    - T’excuses pas mais dit moi ce qui se passe putain…

    J’inspire en essayant de contenir mes tremblements. Je commence à lui parler, ma voix prend une teinte chaude et tremblante malgré moi,

    - Je… je travaille pour un homme qui s’appelle… Cooper Ride…
    - Cooper Ride ? Et qu’est-ce qu’il a avoir avec toi ? Pourquoi est-ce qu’il te met dans cet état ?
    - … Quand… j’étais enfant, mon père ne voulait pas perdre son temps avec moi pendant les vacances… il avait toujours du boulot… plein de boulot. L’internat étant fermé pendant les vacances, alors pour pas m’avoir dans les pattes, il me confiait à son meilleur ami…
    - Cooper Ride je présume…
    - Mmh… Cooper était quelqu’un de…

    Un frisson traverse mon échine en repensant au passé, je réprime la remonté de bile qui arrive et inspire profondément avant de reprendre la parole,

    - Il était et reste quelqu’un de cruel qui prend un malin plaisir à voir les gens souffrir… je ne me rappel pas toutes les choses humiliantes qu’il m’a fait endurées quand j’étais en primaire… certain événement reste gravés mais d’autre se sont évanouit derrière une porte que je refuse d’ouvrir…

    Bri me regarde droit dans les yeux, il hésite à parler, mais il finit par me demander,

    - En… primaire? Il t'a fait quoi? Il te fait quoi encore?
    - Je… il… en primaire ça variait… mais j’étais souvent puni. Je les subissais parcequ’il me disait que c’était ce que mon père voulait…
    - C’était quoi ces punitions ?
    - Un bâton rouge…
    - Put… et quoi d’autre ?
    Il semble retenir sa colère, j’hésite à continuer mais finit par le faire.
    - C’étais souvent très varié tu sais… il cherchait juste des moyens pour m’humilier. Comme une fois ou je suis rentré tremper par la pluie. Il y avait deux invités de Cooper… il a pas voulut que j’entre dans l’appartement habillé car je risquais de tremper son salon luxueux… alors il… enfin j’ai finis nu devant ses invités et lui…

    Bri se redresse soudain, comme si s’apprêtait à se lever, mais il perd un peu l’équilibre et reste dans une position un peu spéciale. Il respire un peu fort et semble essayer de maitriser sa colère.

    - Et maintenant…
    - Maintenant ? Ah… euh… il me frappe plus… il se contente de m’humilier devant les autres… enfin il m’a menacer de réutiliser le bâton mais je… enfin je suis pas sur qu’il le referait hein… ah ah… après tout euh… je suis majeur alors… dis-je en essayant de me convaincre moi-même.


    POV Bri

    -Arrête de travailler...
    -Quoi, non ce...C'est rien.
    -Arrête c'est tout ! Tu travailleras plus tard quand tu auras finis tes étude mais, pas là pas avec lui !

    Je n'ai pas envie qu'il reste avec ce gars ! Je ne peux rien faire alors il doit s'éloigner de ce gars. Je prends Len dans mes bras, lui fait promettre qu'il quittera dès que possible son boulot. Il me demande comment on va faire sans argent mais, j'en ai. J’économise depuis longtemps et je reprends le boulot. Seb m'a proposé de faire un contrat de pub. Il m’avait déjà proposé ça quand une marque de sport l'avait contacté. Je suis une « figure montante » soit disant et là, avec mon accident ça revient au galop. Sauf que j'ai besoin d'argents... En gros je vais devoir me retrouver à être dans des pubs de sport pendant un an. De quoi me laisser le temps pour me refaire dans la boxe et aider Len.

    On a mangé, puis on s'est couché. Demain je vais en rééducation et lui doit bosser. Je ne veux pas qu'il y aille... Il me dit de ne pas m'inquiéter mais, je ne peux pas m'en empêcher.

    Len est parti travailler, j'en ai profitez après ma rééducation pour aller voir son père. Je n'aime pas cet homme du tout ! Pourquoi laisse-t-il son fils travailler avec un enfoiré pareil ! La secrétaire ne veut pas me laisser passer mais, je force le passage pour me retrouver dans un bureau d'homme d'affaire qui se la pète un peu trop. Il me regarde de haut puis me demande la raison de ma visite.

    -Vous savez ce que subis Len à cause de vous ?
    -Vous devez être Brivael je présume...
    -Laissez Len tranquille !
    -C'est mon fils.
    -Justement ! Pourquoi laissez votre fils souffrir chez ce foutu Ride !
    - Que racontez-vous ? Je ne suis pas d'humeur aux bavardages inutiles.
    -A cause de vous Len s'est fait maltraiter depuis la primaire et vous ne dites rien ? Vous laissez cet homme lui faire des choses horribles, il m'a pas tout dit mais limite j'en suis à penser qu'il se fait violer par ce connard !

    Je cris, je suis énerver et cet enflure ne réagis pas, ou plutôt au début, je raconte tout ce que je sais et il parait surpris mais il finit par me sortir la plus grosse connerie du monde.

    -S'il a subis ça c'est qu'il devait le mérité, cet enfants n'est qu'un fardeau...
    -Qu… Quoi ?

    J'en ai marre, je pose mes mains sur le bureau et le regarde droit dans les yeux.

    -Si je vois une seul marque sur le corps de Len, je vous accuserai vous et ce connard d'agression physique. Et dans le monde de la médecine et de la pharmaceutique se genre d'accusation ne fait vraiment pas bonne figure ! Laissez Len tranquille, résilier son contrat !

    Je suis partis avant de le frapper et de créer des problèmes, je ne peux pas me permettre de le faire...


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  • POV Len

    Je suis parti assez vite du boulot et ai évité de justesse de croiser Cooper après sa réunion. Bri a raison sur un point, je dois quitter ce travail. Après un peu de recule, je remarque que je l’ai accepté en pensant que ce serait déjà mieux qu’une vie sans Bri… cacher une douleur par une autre douleur… je soupirs, je pensais que j’avais dépassé ce stade depuis longtemps… mais faut croire que non. Je reçois un téléphone de mon père, je soupirs et réponds,

    - « Allo ? »
    - « Len… j’ai à te parler… où es-tu ? »
    - « Je viens de quitter Cosmopolite… »
    - « Ok… passe tout de suite »

    Il raccroche sans attendre ma réponse. Je soupirs à nouveau, puis monte dans le bus qui approche. Je me rends directement dans son bureau, toc et attend qu’il me dise d’entrer. J’avance jusqu’au grand bureau où mon père trône… ce dernier est entrain d’écrire une lettre, ou je ne sais quoi d’autre. Je fixe son stylo un moment avant de sortir de ma rêverie en l’entendant parler. Il ne lève pas la tête, il se contente de me parler tout en travaillant,

    - J’ai reçu la visite de Brivael…
    - He… Hein ?

    Bri est venu ? Qu’est-ce qui s’est passé ? J’attends la suite, mais comme ça ne vient pas je lui demande,

    - Qu’est-ce qui s’est passé ?!?

    Mon père lève la tête et plonge son regard bleu azure dans le mien, je me racle la gorge et lui demande plus calmement,

    - Pourriez-vous me dire ce qu’il s’est passé… s’il vous plait…
    - Il est venu râler sur la façon dont je te traite, soupir-t-il.
    - Ah…
    - C’est la seul chose que tu réponds à ça ? Ton… « ami » vient causer des problèmes et tu réagis ainsi ?

    Bri… il a sans doute usé de beaucoup d’effort pour ne pas le frapper. Je souris un peu en imaginant mon Brinou en colère… « mon » Brinou… J’avais jamais pensé que ça me procurerait un bien aussi grand rien qu’en pensant ceci. Je respire doucement, puis dit à l’homme en face de moi,

    - Père… je… je souhaite arrêter de travailler pour Cosmopolite pharmaceutique.
    - Len…
    - Je suis sérieux père. Je… veux me concentrer sur mes études entièrement. Ma thèse n’est pas facile et j’ai de la peine à associer les deux choses…

    C’est faux… la vrai raison est que je déteste Cooper Ride et que Bri m’a fait promettre de quitter mon travail. Je souhaite aussi passer plus de temps avec l’homme que j’aime… je l’ai enfin retrouvé… mais ça, cet homme froid assit en face de moi n’a pas besoin de le savoir. Je ne veux plus que quelqu’un s’immisce dans notre couple… j’ai vécu six mois sans l’homme que j’aime, je ne veux pas vivre d’avantage sans lui.

    - Père…
    - Tu quittes Cosmopolite … C’est moi qui finance tes études, je ne veux pas jeter de l’argent par les fenêtres… il manquerait plus que tu redoubles… t’es déjà assez inutile comme ça…

    Une chose est sûr, il n’a pas changé. Il me demande de partir. Je le connais assez pour savoir qu’un jour ou autre il reviendra à la charge. Au moins, je ne travaillerai plus pour Cooper, il y a du bon dans mon malheur.


    POV Bri

    Dès que Len passe le pas de la porte, je le prends dans mes bras. On s'embrasse quelques minutes puis, on mange tranquillement. Après avoir débarrassé, on commence à regarder la télé jusqu'à ce que la sonnette retentisse.

    J’ouvre la porte pour découvrir ma génitrice, tout sourire qui me propose qu’on mange ensemble. Son sourire s’efface quand elle voit Len. Elle me crie qu'il ne doit pas être là, qu'il n’est pas bien pour moi. Je hais cette femme, je ne vais pas me taire, pas chez moi !

    -T’es qui pour me dire ça ? Je crie, je m'en fou.
    -Je suis ta mère !
    -Nan, tu ne l'es pas, tu n'es que ma génitrice, tu n'as jamais rien faire pour moi !
    -J'ai tout fait ! Je t'ai éduqué !
    -Eduqué ? Mon cul ouais ! C’est Marie qui m'a élevé et après c’est Arielle ! Toi tu ne m'as eu que pour l'apparence !
    -Ne dit pas de sottise !
    -Tu me l'as dit toi même ! Part d’ici, tu n'as aucun droit sur moi !
    -Tu es mon fils ! Je t'aime !
    - Si tu m'aimais, tu n'aurais jamais agis comme tu l'as fait auparavant. Je n'aurais jamais eu cette cicatrice !

    Je lui montre mon front, elle ne dit plus rien et la fixe. Elle semble perplexe et ne plus savoir quoi dire. Elle tente de me faire croire que ce n'est pas elle...Elle se fou de moi ?

    - Arrête de déconne vielle mégère ! C'est toi qui l'as fait ! Avec ce putain de couteau de cuisine ! C'est toi qui un soir s’est jeté sur moi, me plaquant au sol en tentant de me couper la gorge ! C’est toi qui as glissé cette putain de lame sur mon visage ! Tu as tenté de me tuer vielle peau ! Et tu penses encore avoir le droit de te dire être ma « mère » ?

    Je me retourne, appuyer sur le bar de la cuisine, Len n'a pas bougé, je vois sa main trembler et son visage apeuré presque en pleure... Putain... Je ne le lui avais jamais dit, je ne voulais pas qu'il le sache. Je lui ai fait croire que cela avait été du à cause d’une bagarre qui avait mal tournée...

    POV Len

    Oh mon Dieu… comment… quand… pourquoi… je n’aurais jamais pensé qu’elle… enfin merde c’est une mère ! Une mère n’essaye pas de tuer ses enfants. Je sens une grande tristesse m’envahir… qu’est-ce que Bri à bien pu ressentir après que ça se soit passé ? Comment a-t-il réussi à vivre après ça ?

    Bri baisse la tête… il ne semble vraiment pas bien, il tremble. Il dit à sa mère d’une voix grave et profonde qui m’arrache des frissons,

    - Dégage…
    - Brivael voyons …
    - Dégage putain !!!

    Il lève le poing comme s’il voulait la frapper. Je me précipite et entour Bri par la taille. S’il veut vraiment le faire, je ne pourrais rien faire pour l’arrêter avec la force que j’ai. Je le sens trembler, sa respiration est saccader. Sa mère semble outrée puis apeuré, elle quitte l’appartement pour mon plus grand soulagement.

    Bri ne bouge pas, il fixe le sol en gardant la même pose. Je me détache pour refermer la porte puis regarde mon homme. Je ne sais pas quoi faire… allez Len trouve quelque chose… qu’est-ce qu’il fait quand tu n’es pas bien ? Il me prend dans ses bras… je m’avance vers lui et l’enlace tendrement. D’une voix que j’essaye de sortir calme et posé je lui dis,

    - Elle est partie… Brinou…

    Je lève la tête et voix qu’il a les yeux fermés et son visage semble coincé dans un rictus, comme s’il était perdu dans des souvenirs lointains et douloureux.

    J’avance et l’oblige à reculer pour s’assoir sur le canapé. J’hésite sur la façon d’agir… je m’avance et pose mes lèvres sur les siennes. Je m’approche de son oreille et lui dit dans un souffle,

    - Je suis là Brinou… tu n’es plus seul. Je t’aime tellement…

    Je sens soudain ses bras me serrer, et sa tête se repose sur mon épaule. Sa voix est comme brisé,

    - Désolé… juste une minute… laisse-moi rester comme ça rien qu’une minute…
    - Hmm.

    Je l’entoure de mes bras et le berce un peu. Je l’aime tellement… je déteste le voir comme ça… je me sens si impuissant. Je ne bouge pas pendant un moment qui me parait très long. Je finis par me redresser, passer mes mains de chaque côté du visage de Bri et de le lever pour que son regard se plonge dans le mien. Ses yeux sont humides et il semble si triste que mon cœur se serre.
    On ne dit rien, on n’a pas besoin de parler… j’avance et l’embrasse avant d’ouvrir la bouche et de lécher ses lèvres. Bri ouvre la bouche et ma langue part à la rencontre de la sienne. Elles se mettent alors à se caresser doucement, pour ensuite s’éloigner pour mieux se rapprocher et d’entamer une douce valse. Mes mains lui caresse le dos, puis remonte sur sa nuque pour s’enfouirent dans sa chevelure. Nos respirations se saccadent, l’air semble empli d’une douce senteur d’excitation. Bri passe ses mains sous mon T-shirt et je frissonne à son contact. Je finis également par passer mes mains sous son haut pour venir à la rencontre de sa peau si chaude. Je m’éloigne un peu, puis lui retire son T-shirt avant de retirer le mien. Je me col ensuite contre lui et je mordille son oreille. Il rigole, puis me renverse pour qu’il soit au dessus de moi. Je me noie dans son regard de feu avant de tendre le bras pour passer ma main derrière sa nuque et le rapprocher contre mes lèvres. Nos baisers sont passionner, nos bassins frottent l’un contre l’autre, je sens que Bri est de plus en plus excité tout comme moi. Il décroche le bouton de mon jean avant de descendre la fermeture éclair et d’embrasser la bosse de mon sexe. Je frissonne et laisse échapper un cri de frustration. Il rigole à nouveau, puis fait glisser mon jeans le long de mes jambes avant de le laisser tomber à terre. Il enlève ensuite son propre et jeans qui rejoint vite le mien et sans attendre, frotte nos sexes toujours pris dans leur prison de tissu. Mes mains passent dans son dos et mes ongles griffes sa peau. Bri glisse vers mon oreille et me susurre,

    - Tu tiens plus mon chaton ?
    - Aaaahhhhh….

    Je ne peux m’empêcher de crier lorsqu’il me mord le lobe de l’oreille avec gourmandise. Je finis par le supplier les larmes aux yeux,

    - Briii… prend moi maintenant… p… pitié…

    Il rigole et affiche son sourire triomphant avant de retirer nos boxers. Il passe ses mains de chaque côté de mes cuisses puis les écartes avant d’en embrasse l’intérieur. Un cri de frustration s’échappe d'entre mes lèvres. Il se positionne entre mes jambes et je sens son sexe entrer en moi d’un coup sec. Une bouffé de plaisir irradie tout mon corps et envoie de petites ondes dans tout mon corps. Je ne peux retenir mes cris de plaisir pendant que son corps bouge avec tant d’aisance au dessus du mien. Notre échange est bestial, je me sens flotter, je perds le contrôle de mon corps, je ne sais plus ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Bri jouit juste après moi et s’écroule à mes côtés essoufflé. Je me love dans ses bras, me sentant vraiment bien. Brinou rigole et me dis,

    - On dirait un chat qui ronronne ahah…

    Je lui souris et passe mes bras autour de lui pour l’enlacer. Il me prend tendrement dans ses bras puis enfuit sa tête dans mes cheveux. D’une voix pleine d’émotion, il me dit dans un souffle avant de s’endormir épuisé,

    - Merci chaton… merci d’être là.


    POV Bri

    Depuis ce jour, un mois s'est passé. Ma génitrice est revenue sans cesse, voulant me faire croire des sottises plus grosses les unes que les autres. Je ne comprends pas cette femme... elle en vient à nous harceler... Len m'a dit l'avoir vu le chercher devant la fac. J'en ai marre... J'en ai parlé avec Arielle qui héberge maintenant mon chaton le temps que je trouve un autre appartement.

    Ma jambe droite se remet doucement, j'ai repris un peu la musculation, mais je dois faire attention alors j'en fais pendant mes séances de rééducation, en accords avec la doc. Seb fait en sorte que je ne sorte pas du monde de la boxe, je lui ai fait promettre qu'il ne me bloquerait pas. Je ne veux pas arrêter, je ne supporterais pas ça.
    Je m'occupe le reste du temps à chercher un appart’, foutre a la prote la vieille et préparer les papiers pour le pacs....


    POV Len

    Je me retourne et regarde Mat assis sur le canapé, fixant le mur. Je lui demande depuis la cuisine,

    - Tu veux du sucre dans ton café ?
    - Non ça ira…
    - Tu le bois sans sucre ? lui demandés-je surpris.
    - Ahah ouais mais je paris que toi tu en mets beaucoup… ça te ressemble tellement.

    Je souris et je suis quasi sûr que je rougis un peu. Je mets les cafés et les biscuits sur un plateau pour rejoindre Mat au salon. Il regarde encore une fois autour de lui et me dis,

    - En tout cas votre nouvel appart’ est vraiment sympa.
    - Oui je l’aime beaucoup… on aurait jamais pu l’avoir sans l’oncle de Bri.
    - Et comme va Brivael?
    - Il se remet, sa jambe est quasi guérit et il a recommencé l’entrainement…
    - Arrête de t’inquiéter p’tit Len…
    - Je sais que je devrais arrêter, lui dis-je en soupirant, mais je n’y arrive pas… la boxe thaï nous a déjà séparée une fois… et si ça arrivait de nouveau je… Ma voix se brise à la fin de ma phrase.

    Mat me regarde tendrement et essaye de me rassurer du mieux qu’il peut… mais il peut dire ce qu’il veut, la peur est là et elle y est bien encrée. Je soupirs et décide de changer de sujet en m’intéressant un peu à mon ami plutôt que de parler de moi-même,

    - Et euh… comment va Estelle ?
    - Elle se remet. Les médecins ont bon espoir et elle a pu quitter l’hôpital il y a trois jour. D’ailleurs elle me demande de tes nouvelles et elle est triste de ne pas pouvoir assister à votre union.
    - Dit lui que je passerai bientôt la voir !
    - Ahah oui j’y manquerai pas… alors… prêt pour demain ?
    - Tu parles, lui dis-je avant de soupirer, j’ai jamais stressé autant même pas pour mes examens…
    - Tu m’étonnes, intello !
    - N’importe quoi ! lui dis-je avec une mine outré.

    Mon meilleur ami éclate de rire et bois une gorgée de son café. Je suis content qu’Estelle aille mieux, et Mattwey a l’air de revivre un peu même si je ne sais pas pourquoi je trouve qu’il semble fatigué. Je pense à nos vies respectives, à notre rencontre, il est mon meilleur ami depuis si longtemps que c’était devenu pour moi normal de le voir… j’étais vraiment triste de le voir partir en Amérique et j’ai un pincement au cœur car il va s’en doute repartir pour sa carrière… mais bon il m’a promis de venir souvent nous voir alors j’ai décidé de lui faire confiance.

    En pensant à demain, je suis vraiment stressé. Je ne sais pas du tout comment se déroule un pacs si ce n’est qu’on va chez le notaire et qu’après on fait un grand repas entre amis… mais peut importe la manière dont ça se déroulera, tant que je suis avec Bri… oui… tant que je suis avec l’homme que j’aime, le monde peut s’écrouler, la planète peut sombrer, je surmonterai tout.
    Je souris à mes pensées et Mat’ me demande à quoi je pense. Je rigole et lui dis d’une manière amusé : « c’est un secret ». Mat se lève, s’approche à une vitesse incroyable avant de se jeter sur moi sans cri égare me chatouillant jusqu’à ce que je le supplie d’arrêter. Les larmes aux yeux, je serre mon meilleur ami dans les bras avant de le voir repartir à sa place. Je regarde le petit cadre posé sur le meuble à côté de Mat. Une photo de mon amour et moi… oui… tant que je suis avec lui, ma vie ne peut être que pur bonheur… Bri… mon Brinou… l’homme qui a bouleversé ma vie.



    Tentations & Renouveaux – FIN


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