• POV Bri

    L’entraînement est dur, dès que je rentre je vais dormir, trop fatigué, tellement que Len me manque. Je tiens le coup, il le faut, ce tournois n'est pas rien et peut me permettre de faire mon trous dans ce monde là.

    Depuis 6 heures du matin je m’entraîne, c’est qu’à 15h que Seb me dit de rentrer a la maison. Deux jours de repos puis, entraînement avant le tournois, il ne change pas de méthode et ça me vas plutôt bien. Je suis arrive à l'appartement vers 16h. Len était là, je lui ai limite sauté dessus, je suis crevé mais, j'ai besoin de ma dose de Len si je veux tenir le coup.

    Lui aussi semble content de me voir, il me raconte sa journée, sa rencontre avec Mat aussi. Il s’inquiète, ce dernier ne semble pas bien d'après Len. On a mange tranquillement avant de se poser dans le lit, je suis fatigué et risque de m'endormir à tout moment, si je le fais sur la canapé Len va pas pouvoir bouger ma craquasse jusqu'à la chambre...

    -Bri, tu crois qu'il me cache quelque chose ?
    -Peut-être, il te le dira en tant voulu. C’est un con mais, pas avec toi Chaton.
    -hum...
    -Len ?
    - Embrasse-moi.

    Il me fait rire, mais ses mots son des ordres à mes oreilles.

    POV Len

    « Titatitetutu titatiletu tulutulutulutulutu tutututututututuuuuu…. Ahahaha… Titatitatitatutuu… »


    - Len ton portable… grogne Bri entre ses dents.

    J’avance la main pour prendre mon téléphone puis je réponds tout en baillant,

    - « Mmh allo ? »
    - « … »
    - « Allo ? »
    - « Len… »
    - « Mat ? »

    Je me redresse inquiet. Je regarde l’heure, il est 3h30 du matin… Je m’empresse de lui demander,

    - « Mat qu’est-ce qui se passe ? »
    - « … »
    - « Mat ! »
    - « Je… pardon j’aurais pas du appeler à cette heure ci… »
    - « Tu as une voix bizarre… Mat’ qu’est-ce qu’il se passe ? Tu pleurs ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? »

    Bri se redresse et me demande ce qui se passe. Je lui réponds,

    - Je sais pas… sa voix tremble… il semble vraiment mal.

    Je reprends le téléphone,

    - « Mat… t’es où là ? »
    - « Dans un bar… »
    - « Lequel ? »
    - « Peut importe… »
    - « Lequel ???? »
    - « Le 51 bis… écoute je… »
    - « On passe te chercher ! »
    - « Hein ? »
    - « Bouge pas on arrive ! »

    Je raccroche puis me lève avant de mettre mes habits posés sur la chaise. Bri baille, puis sans me poser de question se lève à son tour et s’habille. On prend la voiture puis fil au bar « 51 bis » qui est à environ 10 min en voiture de chez nous.

    Il fait assez sombre dans la taverne, la lumière est tamisée. On passe devant plusieurs personnes à l’aspect assez louche avant de repérer Mat’ assis au bar un verre d’alcool fort à la main. Il fixe le vide et amène régulièrement son verre à ses lèvres. Le barman lui reverse un verre et je peux apercevoir que c’est du whisky et il semble ne pas être à son premier. Je m’avance rapidement et met ma main sur celle de Mat’, l’empêchant de ramener son verre à ses lèvres une nouvelle fois. Ce dernier tourne doucement la tête vers moi puis plonge son regard dans le mien. Un frisson me traverse l’échine… Mat’ à l’air si triste… si mal…

    - Mat…
    - Tu es venu…
    - Bah oui j’ai dit que je le ferrai.
    - Oui… mais je croyais que tu bluffais…
    - Bon assez on rentre ! intervient Bri.

    Mat le regarde puis lui dit d’une voix un peu provocatrice,

    - J’ai pas fini mon verre…
    - Si c’est que ça…

    Bri arrache le verre des mains de Mat et le bois cul sec devant nos regards surpris. Il pose le verre assez brusquement sur le bar et le regarde avant de lui dire,

    - Maintenant on rentre.

    Il prend Mat’ par le bras et l’oblige à nous suivre. On sort de la taverne puis on monte dans la voiture. Le trajet se fait en silence. Arrivé à l’appartement, on amène Mat’ sur le balcon pour qu’il puisse prendre l’air. Je m’assois en face de lui, puis je le regarde. Bri part dans la cuisine. Mat’ baisse les yeux avant de les fermer comme pour essayé de se débarrasser de quelques souvenirs gênants.

    - Mat… parle-moi… qu’est-ce qu’il se passe ?
    - …
    - Mat ! S’il te plait j’aime pas te voir comme ça ! Mat !
    - Elle… elle… est malade…
    - Hein ? Qui ? Qui est malade ?
    - Ma mère…
    - Estelle ?

    Je le regarde d’une manière inquiète… j’ai quasi crié. Je lui demande,

    - Qu’est-ce qu’elle a ? Elle va bien ?
    - Elle… elle est à l’hôpital… elle a une putain de maladie qui la ronge de l’intérieur… elle souffre à cause de cette putain de chimio…
    - Mat…

    Je le prends dans mes bras, il se laisse aller et pleur un peu. Bri arrive avec des cafés.

    POV Bri

    Mat chiale, c’est une femmelette mais, pas du genre à pleurer. Len n'est pas bien non plus. J’apprends assez vite qu'Estelle est malade, putain...

    B-Elle est dans quel hôpital ?
    M-George Sande
    B-Ok, Tu va reste dormir là ce soir en tout cas.
    L-Oui, tu restes.

    Il ne voulait pas trop mais, Len est têtu. On lui a fait boire un café puis passé la soirée enfin, la nuit avec lui, à parler. Heureusement que j'ai un jour de repos demain sinon je serais mort. Mat a finis par s'endormir sur le canapé. Le lendemain matin, on était seul tous les deux, Len ayant cours. J'ai préparé à manger, un anti-gueule de bois pour Mat au cas où aussi. J'ai tout posé devant Mat.

    M-Sa… Salut.
    B-Boit ça !
    M-C'est quoi ?
    B-L'anti-gueule de bois d'Adelma.
    M-...

    Bon pas forcement une bonne idée de parler d'Adelma devant lui mais, je vais pas mentir non plus.

    B-Ça va ?
    M-Je sais pas trop

    Putain et je dois dire quoi moi ? Je n'ai jamais vécu ça...

    -Je sais pas trop quoi te dire, j'ai jamais eu de parents, enfin de vrais parents. Je sais juste que c’est dure de perdre quelqu'un.
    -Elle n'est pas morte ! Pardon... j'ai crié...
    -Ce c'est rien, c'est moi qui m'exprime mal. Je veux dire... Je sais pas ce que tu peux éprouver en voyant ta mère malade. Mes parents n'ont jamais été aimants ou autre. La seul personne que j'ai aimé c'est ma sœur et... Enfin elle est.... partie.
    -Désolé...
    -Pourquoi ?
    -Pour ta sœur et pour le reste... ça n’a pas du être facile
    -Rien est facile, J'ai faillis faire des conneries, mais, Rod a été là, Arielle et puis... Len. Ce que je veux dire c'est, tombe pas, il y a des gens qui t'aiderons alors t'enfonce pas.
    -Je...
    -Tu ?

    Mat met ça tête entre ses genoux, il ne dit plus rien. Je ne sais pas vraiment à quoi il pense, j’espère juste qu'il va pas faire de connerie, par pour lui mais, pour Len. J'ai essayé toute l'aprem de faire tenir Mat, jusqu'à l'arriver de Len. Dès qu'il passe la porte il vient m'embrasser, puis je lui dis que Mat est sur la terrasse.


    POV Len


    Je vais à la cuisine pour prendre deux jus de fruit, puis je me rends sur le balcon pour voir Mat. Bri me fait un petit signe pour m’encourager et sa pose sur le canapé.

    - Mat ?

    Ce dernier tourne la tête vers moi, me sourit presque timidement puis fixe à nouveau l’horizon. Il est assit sur la chaise les jambes contre son torse entourées de ses bras. Je pose le jus de fruit devant lui et m’assoit à côté sans dire un mot.

    - Mat comment tu te sens ?
    - Je… ça va…
    - C’est la vérité ?

    Il enfouit sa tête entre ses genoux, il semble épuisé. Je lui demande,
    - Depuis quand n’as-tu pas dormi ?

    Il tourne la tête vers moi surpris par ma question puis d’un air triste il me dit,
    - Je… ne me rappel plus vraiment…
    - Tu veux rester ici quelque temps ?
    - Je… ça ne sera pas possible…
    - Pourquoi ?
    - Déjà tu vis avec Brivael… et malgré qu’on se supporte, il ne me porte pas forcement sur son cœur, puis on compte sur moi à la maison…
    - Mat… tu n’es pas obligé d’être si fort… tu n’es pas seul…

    Trois semaines sont passées depuis. J’ai essayé de voir Mat aussi souvent que je le pouvais, mais avec mes études et mon boulot ce n’était pas évident. Il semble allait un peu mieux mais ne s’ouvre pas beaucoup. Bri m’a dit l’autre jour que Mat et moi on se ressemblait là-dessus… qu’on était du genre à tout garder pour nous et à se détruire. Je suis allé voir Estelle… elle est souvent hospitalisée car elle ne supporte pas bien les chimio. Je souffre de ne pas pouvoir faire plus pour eux que d’être présent... Je vois bien que Mat est fatigué… son père se repose sur lui et selon moi, un peu trop mais je ne sais pas trop comment arranger la situation. Bri me dit que je fais déjà beaucoup pour lui mais pour moi, je ne fais rien et je vois mon meilleur ami triste et ça m’énerve.

    Les jours passent et se ressemblent. Mon père me fait crouler sous le boulot… je passe tout mon temps libre avec Mat’... j’ai peur que Bri ne soit fâché. J’essaye de me rattrapé le soir quand je suis avec lui, mais ce dernier est épuisé ou alors c’est moi qui m’écroule de fatigue entre deux câlins… je ne pensais pas que la vie d’adulte était si épuisant et encore je n’ai que 18 ans…


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  • POV Bri

    Ce soir, c'est un match assez dur, Len reste avec Mat, ça m’énerve un peu. Je ne suis plus jaloux mais je ne vois plus tellement mon chaton. Je suis parti à la salle de sport ce matin, puis maintenant je suis dans le vestiaire avant le match. Je combats un champion d'Europe, en gros pas un amateur.

    J'ai réussis à bien commencer le match, j'ai pris quelque coup mais je lui en ai donnés aussi. Je ne suis tout fois pas assez fort, j'en ai conscience. Je veux le battre !

    Au troisième round, je m'avance et m’apprête à porter un coup quand je suis bloqué et m'en prends un en pleine tête. Ma tête tourne, je ne lâche rien… Je ne sais pas combien de coup j'ai pu portés, ni combien j'en ai pris mais, d'un coup mon corps ne m'a plus suivis, je me suis sentis tombé.

    Tout tournait, j'ai vu Seb, l'arbitre puis... Plus rien. Je veux voir Len....


    POV Len

    J’ai passé une soirée tranquille avec Mat. On est allé manger dans un petit resto japonais, puis ensuite on s’est fait un cinéma. On a beaucoup ris, Mat semblait allait mieux ou alors ce n’était peut-être qu’une façade. Je l’ai souvent réprimandé pour les cigarettes qu’il fume… quand même il me semble qu’il en consomme pas mal, je dirais même beaucoup. Il va me parler de son travail, il est mannequin et il commence à se faire connaitre… Mat deviendra une star j’en suis sûr. Je l’ai taquiné en lui demandant de ne pas nous oublier quand il sera connu dans le monde entier.

    Il m’a raccompagné chez moi en voiture, puis je suis directement allé me coucher. Bri n’était pas encore rentré, il me réveillera bien assez tôt en m’annonçant qu’il a gagné son match le sourire aux lèvres… avant de me prendre tendrement et de me faire l’amour. Mon sexe réagit en pensant à lui… je rougis un peu de mes pensées lubriques. Je finis par me caresser en pensant à lui et je jouis très vite… trop vites’il l’apprend il va encore me charrier.

    « Titatitetutu titatiletu tulutulutulutulutu tutututututututuuuuu…. Ahahaha… Titatitatitatutuu… »

    - Mmmh….

    Je me redresse dans le lit et prend le téléphone.

    - « Allo… »
    - « Len ? »
    - « Arielle ? Est-ce que tout vas bien ? »

    Je regarde l’horloge qui indique 5h30 du matin… je me frotte les yeux et pose ma main sur l’oreiller d’à côté pour avertir Bri qu’Ari est au téléphone,

    - « Len… il est arrivé quelque chose… »
    - « Comment ça ? Marie ? Pierre ? »
    - « Non Len… je parle de Bri… »
    - « Hein ? »

    Je continue de tâter l’oreille sans sentir sa présence. Je finis par tourner la tête affolé et me met à contempler la place vide. Mon cœur s’accélère, je cris dans le combiné,

    - « Où est Bri ? Qu’est-ce qu’il se passe ? »
    - « Len… Bri est à l’hôpital… il… »

    POV Henriette

    L’hôpital Saint Armand vient de nous prévenir que notre fils est hospitalisé en soins intensifs. Cela fait bien longtemps que nous n’avions plus de nouvelle de cet ingrat, tout fois, une famille s'occupe de ses membres. Nous somme des parents chrétiens, nous devons suivre l'étiquette, être de bon parent pour notre enfant malgré tous ses péchés.

    Arrivé à l'accueil, nous avons vu un jeune homme voulant voir Brivael. Nous savons qu'il est l'ami de notre fils... Mon mari ne sait que faire, moi si. Je ne veux pas le voir près de mon fils. Jamais il n'aurait eu cet accident sans le malheur qu’a apporté ce garçon en amenant le péché dans la famille… dans la vie de notre enfant.

    Après être entré dans la chambre de Brivael, le médecin qui se charge du dossier arrive assez vite. Il nous explique que Brivael est tombé dans un coma. Arielle est là, une bonne fille au moins, mariée, un jeune enfant et un autre en cours. Très bien, même si je n’apprécie tout de même pas son caractère irrespectueux.

    Le médecin nous a donc pris à part, dans la chambre de notre fils. Il est branché à plusieurs fils et autres tuyaux. Son Coma a été provoqué par un coup assez violent durant un match officiel. Apparemment, il n'aurait pas eu de problème s’il avait arrêté après le coup. Pourquoi n'a-t-il par arrêté ?

    - Madame, votre fils est boxeur professionnel, il était en plein match, il n'a donc pas pensé à arrêter, il voulait gagner.

    Fichu sport... Quelle chose dangereuse tout de même. Le médecin me dit qu'il va rester en soins intensifs trois jours puis, il sera déplacé en service de réanimation.

    -Les horaires de visite sont de quelles heures ?
    -Dans ce service, c'est limité à la famille et tuteur légal. De 9h a 12h puis de 13h a 20h.
    -Et dans le service de réanimation ?
    -Ce sont les mêmes horaires.
    -Merci docteur.


    POV Len

    Après trois jours, Bri quitte les soins intensifs et est transféré dans une chambre. On me permet enfin de le voir. Quand j’entre dans la pièce, il n’y a personne excepté une infirmière qui prodigue quelques soins. La première chose que je vois est l’homme que j’aime, couché dans des draps d’un blanc éclatant. Il a plusieurs tuyaux accrochés aux poignées et un masque à oxygène sur le nez. Mon cœur se serre,

    - Il va s’en sortir hein ???

    Je regarde l’infirmière les larmes aux yeux. Désespéré, J’essaye de me raccrocher à la moindre lueur d’espoir comme un naufragé sur le point de se noyer. Bri ne peut pas mourir c’est impossible… il ne peut pas… je me jette au bord du lit et secoue le corps inerte de mon Brinou,

    - Me laisse pas… tu peux pas me laisser… Briiii….
    - S’il vous plait jeune homme ne le secouer pas…

    Je m’accroche à lui avec toute la hargne qu’il me reste. S’il te plait Bri… me laisse pas…

    - Lâche-le espèce sale petit dépravé ! Ne le touche pas !

    Une femme m’arrache de Bri et je cris pour l’en empêcher mais cette dernière est plus forte que moi et me donne une grosse gifle qui retentie dans la pièce. Je finis par la regarder et me calme instantanément ma joue me lançant. Cette femme hautaine me regarde avec dégoût puis me dit dans un reproche,

    - Es-tu content de toi ?
    - He…Hein ?

    Ma tête me fait mal… ma joue me brûle mais je n’arrive pas à quitter des yeux Brivael. S’il te plait Bri bouge… fait moi un signe… sourit moi en m’appelant chaton comme tu aimes le faire… prend moi dans tes bras… prouve à ces médecins qu’ils ont tort… que tes chances sont tellement bon que tu vas recommencer à te défouler comme avant.

    - Ne fait pas comme si tu ne m’avais pas entendu. C’est de ta faute si Brivael est dans ce lit.

    Elle me tient alors les épaules d’une poigne de fer et me secoue jusqu’à ce que mon attention se reporte entièrement sur elle.

    - Tu m’entends ? C’est de ta faute ! Espèce de sale homo corrupteur, tu es l’anti-christ en personne ! Tu as corrompu mon fils avec tes péchés de Sodome et Gomor ! Tu devrais mourir de honte pour osé faire ce que tu fais… ces choses si sales…
    - Mais… non… je l’aime…
    - Tu l’aimes ? Ne me fait pas rire. Comment deux hommes peuvent s’aimer d’amour ? Si tu… l’aimerais comme tu le prétends, tu n’aurais pas provoqué ce malheur…
    - Mais je…
    - Tu n’es qu’un oiseau de mauvais augure, une épine dans le pied de mon fils ! Tu n’es qu’un fardeau pour Brivael tu m’entends ?

    Ses mots me blessent comme un poignard emplit de venin empoisonné… Je suis un… fardeau ? Mon cœur me fait mal… mon père l’avait dit aussi… quand il m’avait laissé chez Arielle me trouvant inutile. La voix de cette femme se fait encore plus dédaigneux, elle semble emplit de dégoût,

    - Disparais… Je ne veux plus te voir tourner autour de mon fils… espèce de dépravé… tu es… répugnant… hors de ma vue…

    Je recule jusqu’à sortir de la pièce. Je bouscule Arielle au passage et quitte la chambre.

    - Len ?

    Non… je ne suis pas un... fardeau je… ce n’est pas… ce n'est pas possible... non... enfin... je le suis ? Je m’arrête dans le couloir de l’hôpital. Pourquoi mon cœur me fait si mal ? Je recommence à marcher, pour ensuite me mettre à courir. Je dévale en trombe les escaliers et me jette dans le hall d’entrée pour sortir au plus vite du bâtiment. Je cours dans la rue… je prends le premier bus pour m’enfuir d’ici. Je ne veux penser à rien… je ne veux plus penser à tout ça… ça fait si mal.


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  • POV Henriette

    Je ne supporte pas ce petit malotru. Comment un pécheur comme lui a pu entrer ici ? Arielle me regarde méchamment, je ne lui permets pas cela !

    -Jeune Fille ne me regardez par comme ça !
    -Madame ! Len a le droit d'être ici !
    -Non ! Je ne le permettrais pas !
    -Bri voudrait le voir ! Vous ne pouvez pas l’interdire, ils sont ensemble depuis quatre ans !
    -Je ne veux pas le voir !

    Pourquoi veut-elle m'imposer un être comme ça ? Je ne veux pas, je ne peux pas accepter ceci !

    - Madame, je vous propose une chose, je travaille la journée mais je peux venir de 16 à 20h ici. Donc, Vous viendrez la journée et partirez à 15h30… je prendrai alors le relais. Nous ne nous croiserons pas, ce qui nous arrange toutes les deux.
    -Je... mais… bon… d'accord, Je vais accepter ceci, vous être la tutrice légale de Brivael depuis le lycée, je ne peux pas non plus vous retirer vos souhaits.

    Je suis allé voir mon fils, toujours autant de fils et tuyaux. Le médecin m'a annoncé qu'il ne devrait pas y avoir de séquelles mais, que tout pronostique n'était que temporaire, il faut attendre son réveil.

    POV Len

    J’ouvre la porte de l’appartement et glisse dans la pénombre de la pièce. J’ai passé le reste de l’après-midi dehors avant de me décider à rentrer. J’allume la lumière et éclaire le salon. Je me rends dans ma chambre, laisse tomber mes habits à terre et me couche sur le lit. Dès que je m’allonge sur le sommier, je sens un grand vide à côté de moi, un point s’installe au milieu de mon ventre comme une multitude de fourmi envahissant un bout de pain. Je me lève et abandonne l’idée de dormir au profit d’un bain. Je me laisse glisser dans la baignoire, l’eau chaude m’enveloppe jusqu’au cou. Je fixe un point du mur dans le vide, je n’ai envie de penser à rien surtout pas à aujourd’hui.

    Je sors de la salle de bain environ deux heures après. Je m’avance dans la cuisine pour prendre un verre de lait. Lorsque je referme la porte du frigo, je me fige. Au milieu de la surface blanche, il y a plusieurs photos de Bri et moi. Celle qu’on voit le plus est celle du lycée, celle prise dans l’infirmerie. Je la prends en main… cette photo… mon cœur se serre. Je la retourne et y découvre l’écriture de Bri,

    « Mon chaton et moi au début de notre relation - chaton c’est grâce à toi que je tiens jour après jour dans cette prison. »

    Un son étranglé sort de ma bouche lorsque je reconnais cette écriture si familière. La douleur est si forte que je me mets à respirer de façon irrégulière. Je finis par m’écrouler par terre, mon cœur est parcouru de spasme et les larmes coulent tout seul sur mon visage sans que je puisse les retenir. Le silence de l’appartement est pesant… si vide…

    Je n’ai pas dormi de la nuit. Je n’ai pas cours aujourd’hui et j’ai congé. J’étais sensé passé la journée avec Bri… on se réjouissait d’enfin passé du temps ensemble. Je n’arrive pas à rester seul dans cet appartement… je prends ma veste et sort.


    POV Dylan

    Soirée de fou, je suis cassé et j’ai mal partout… des fois je déteste être le cadet… surtout qu’avec trois frère sportifs à mort et complètement taré, les entrainements sont pas de tout repos. Ma p’tite noiraude baille à côté de moi. Je rigole et la prend dans mes bras. J’aime trop ma Lisa-namour. Elle me regarde et sourit avant de soupirer,

    - Bah quoi princesse ?
    - Tu trouves pas que Len agit bizarrement depuis trois jours ?
    - Ah… tu trouves aussi ?

    Je regarde en direction de Len qui est à côté de Nico. Il fixe le mur depuis le début de la leçon et a la tête dans les nuages. Heureusement qu’on est dans une classe de plus de 100 élèves car dans une petite classe, il aurait été repéré par les profs direct.

    La sonnerie de midi retenti et je vois Len enfouir ses affaires dans son sac sans même fermer sa trousse, puis se lève par automatisme…

    - Putain… on dirait qu’il a été lobotomisé.
    - Oh t’exagère Dylan…
    - Nan regarde on dirait un robot il est comme…vide.

    Je range mes affaires puis prend ma puce par la main pour rejoindre Len. Ce dernier se fait parfois bousculer par d’autres élèves mais il réagit même pas.

    - Len ? Ouh ouh Len attend ! crit Lisa

    Ce dernier ne se retourne pas,

    - Laisse Lisa on le retrouvera à la cafet’

    Arrivé à la cafet, il prend un plateau et prend de la bouffe super infecte, une sorte de salade thon-petit poids qui est vraiment immangeable. Qu’est-ce qu’il nous fait là ? Il s’avance et *boooum* il se retrouve par terre sa nourriture étaler sur le sol. Il reste assis par terre à regarder son plateau sans bouger. Je soupirs lâche la main de Lisa et m’approche de Len. Je m’accroupie, puis passe mon bras sous son épaule pour l’obliger à se lever. Lisa ramasse le plateau et s’excuse auprès de la cuisinière. Je regarde Len, il a des cernes couleur bleu-violet ça fait presque peur. Je soupirs et dit à Lisa,

    - Ma puce faut que je parle avec Len…
    - Ok je rejoins les autres.

    Je tire Len par le bras, le conduit dehors et le fait assoir sur les escaliers derrière l’uni. Je me positionne devant lui et le regarde dans les yeux pour capter son attention,

    - Maintenant p’tit Len tu vas me dire ce qui va pas…
    - Tout va bien…
    - Len ton nez s’allonge…

    Il baisse la tête comme si j’étais une maman chiot entrain engueuler son petit. Je soupirs m’assoit à côté de lui et passe ma main dans mes cheveux,

    - Si tu veux pas parler libre à toi mais tu inquiètes tout le monde et ma Lisa la première…
    - Pardon…

    Je pose ma main dans ses cheveux et les lui ébouriffe avant de le ramener à moi pour qu’il s’appuis contre moi.

    - Qu’est-ce qu’il t’arrive Len…

    Il garde le silence un moment, puis d’une petite voix il me dit,

    - Bri est à l’hôpital…
    - Merde… c’est grave ?
    - Il est dans le coma…

    Il s’englotte un peu.

    - Je comprends mieux ton comportement maintenant… mais regarde toi Len… tu manges plus à midi et d’après ton état je suis pas sur que tu manges aux autres repas. Tu as de gros poche de cerne sous les yeux et tu es très pâle… est-ce que Bri serait content de te voir comme ça ?

    Il secoue la tête pour me dire que « non ». On va rester ainsi jusqu’à ce qu’il essuie ses larmes. Je me lève et lui dis,

    - Allez maintenant on va manger et t’as internet à pas quitter la cafet’ l’estomac vide…

    POV Arielle

    Len n'est pas revenu. J'ai préféré le laisser tranquille quelques temps mais, j'ai peur pour lui maintenant. Je l'ai appelé ce matin mais, il n'a pas répondu, alors je suis allé le chercher après ses cours. Heureusement que Bri m'avait donné son emplois du temps.
    Je l'ai vu sortir de la faculté à 16h. Il ne semblait vraiment pas bien même s'il n'était pas seul.

    L-Arielle ?
    A- Len ! Ca va ? Tu es pâle je trouve. Tu as mangé ?
    D-On l'a forcé, on a appris pour Bri...

    Je souris à l'ami de Len, il n'est pas seul c’est vraiment bien. J'ai annoncé à Len que j'allais voir Bri.

    L-Je… je peux pas… Je veux pas la voir elle...
    A-On a un accord, je vais voir Bri de 16h a 20h seule.
    Elle ne sera pas là donc tu peux venir avec moi.

    Je l'ai vu rassuré, un sourire naissant, c’est mieux comme ça. On est arrivé vers 17h à l’hôpital. Len s’est approché assez vite de Bri. Aucun signe de réveil, une aide respiratoire est toujours branchée, je n'aime pas le voir comme ça.


    POV Len

    Au final je n’ai mangé qu’un mini sandwich de toute la journée. Dylan peut être parfois très très chiant… Je m’approche de Brivael et le regarde… il semble paisible. Il a un gros tuyau dans la bouche et un masque à oxygène sur le nez. Je vois trouble ? Mon regard est brouillé par mes larmes. Je cligne des yeux deux fois pour les faire couler, puis je les essuie du travers de la main. Je dois être fort pour lui… je ne dois pas pleurer. Je parle tout bas tout en caressant son bras,

    - Je te promets d’être fort Bri… je vais arrêter de dépendre autant de toi… je ne serais plus un fardeau… alors s’il te plait réveille toi…

    Je sens Arielle me prendre dans ses bras derrière moi. Je sens les larmes arriver mais je les retiens. Je me remémore la première fois où j’ai vu Bri… le jour de la rentrée au lycée… assis au fond de la classe, un bandeau lui cachant les yeux. J’ai été intrigué par lui. Je revois une série d’événement de notre vie ensemble, la tête qu’il avait lorsque je lui ai proposé mon aide pour porter ses cartons à l’internat. Le premier cours que je lui ai donné… il avait une tête si ignare. Cette rédaction sur le Kamasoutra qu’il avait écrit… j’en rougis encore. Son sourire narquois lorsqu’il m’a apprit à faire une fellation… quel sale pervers, ce côté n’a jamais vraiment changé et je dois avouer que ça ne me déplaisait pas. La chaleur de notre premier baiser. Notre première étreinte et… son sourire la première fois que je lui aie dit que je l’aimais… La chaleur que je ressens à chacune de ses étreintes. Non… c’est trop dur. Pourquoi ça fait si mal ? Quand je pense à lui, mon cœur se serre et j’ai envie de pleurer.

    Vers 20h, Arielle me ramène à la maison. Je vais de nouveau faire une insomnie… à croire que s’est devenu une habitude.

    Aujourd’hui je bosse et me rends dans l’entreprise de mon père. Il va encore me faire son serment sur le travail bien fait et professionnel que je vais écouter qu’à moitié.


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  • POV Henriette

    Aujourd'hui, cela fait trois mois qu'il est dans le coma. Cette chemise n'est vraiment pas de bonne qualité, je lui ai acheté une chemise et un pantalon de coton, ce sera beaucoup mieux. L'aide soignante n'est vraiment pas douée, je l'ai chassé de la chambre, je vais habiller mon fils moi-même. Il n'est pas léger, un régime serait le mieux pour lui. Et tous ces tatouages... mon seigneur aide nous...

    J'ai appris par les infirmières que le jeune malotru venait voir Bri, je n'aime pas ça. Arielle heureusement ne viendra plus m'embêter, elle entre à l'hôpital pour son accouchement. J'ai demandé à Bernard de surveiller Bri pendant que je l'appelais. Je n'avais pas envie d'entendre sa voix.

    - Jeune homme, je suis la mère de Brivael, je voulais vous annoncer qu'il s’était réveillé mais, ne souhaite plus vous voir. Il revient dans le droit chemin, je vous demande donc de rester loin de lui. Il vous laisse l'appartement et ses affaires, il n'en a plus besoin.

    Il ne m'a pas parlé, heureusement. Le médecin m'a annoncé que Bri pouvait être installé à la maison. Les appareils ne devront pas être débranchés mais, il est assez stable pour ne plus rester à l'hôpital. Son coma dur depuis trois mois et risque de durer plus longtemps encore. Je préfère le savoir près de moi que dans cet endroit infecte qu'est l'hôpital.


    POV Len

    Je me laisse tomber par terre, le téléphone toujours dans ma main émet un bip bip constant.
    C’est une erreur hein ? Ca ne peut pas être vrai… c’est forcement faux… Bri ne… enfin il… c’est impossible… il est fâché parce que je ne suis pas assez venu? Ahah… si c’est ça je vais m’excuser et tout ira bien non ? Oui c’est… c’est forcement ça. Et peut-être n’est-il pas réveillé.
    Je me lève et me rends dans la salle de bain. Je laisse mes vêtements glisser le long de mon corps puis je me glisse sous les jets d’eau chaude. Je sors, me sèche puis m’habille. Qu’est-ce qu’on est sensé apporté à une personne qui sort du coma ? Je vais en ville pour acheter un livre sur la box thaï, puis du chocolat. Je me rends ensuite à l’hôpital, je monte au troisième étage et avance jusqu’à sa chambre. Je m’apprête à ouvrir la porte puis me fige la main au dessus de la poignée. Je secoue la tête et me dis au fond de moi « Allez Len… il y a forcement une erreur, tu vas juste rentrer, dire que tu es désolé et il te pardonnera… après tout vous vous aimez hein ? » Je respire profondément puis abaisse la poignée. Et la, la porte s’ouvre sur… une chambre vide. Mon cœur loupe un battement. J’attrape la première infirmière que je vois et lui demande affolé,

    - Ou est Brivael ?
    - Brivael ?
    - Brivael Auceia ! Le garçon qui était dans cette chambre !!!
    - Ah ? Il est rentré chez lui…

    Je me laisse tomber sur le sol, dénué de toute force.

    - Jeune homme ? Tout va bien ? Vous m’entendez ?

    Il n’est plus là… il est donc bien réveillé… sinon il serait encore sur ce lit. Une autre infirmière arrive et s’accroupi vers moi,

    - Vous devez être Len pas vrai ?
    - Vous me connaissez ?
    - On ma demandé de vous remettre ça…

    Elle me prend la main et y dépose une chainette. Lorsque je la prends entre deux doigts, je vois au bout les deux pendentifs en argent que j’avais offert à Bri pour notre anniversaire… un petit chat et des gants de box. Un rire amer noie soudain ma gorge et je ris a gorge d’éployer tout tenant le point fermé sur la chainette en argent. Je me lève et quitte l’hôpital. Je garde la tête vide jusqu’à arrivé dans l’appartement. J’ouvre la porte et m’appuie contre celle-ci pour la fermer. Je me laisse ensuite glisser contre la parois de bois avant d’enfuir ma tête entre mes genoux. Je n’ai plus de force… c’est bizarre je devrai pleurer mais je n’y arrive pas… mes yeux sont comme séché de toute trace de larme. Je rigole à nouveau... je finis par me lever et mettre la chainette dans le cendrier qui se trouve sur le petit meuble à coté de la porte… là où je mets souvent mes clés. Je me laisse tomber en arrière sur mon lit, les bras ouvert. Je regarde le plafond un petit moment avant d’enfiler un pantalon de jogging et un Tee-shirt et de sortir courir un peu.


    POV Dylan

    Assis à table, Len sirote un thé glacé tout en lisant une revus sur la physique quantique. Lisa me regarde inquiète, je me tourne vers Nico pour voir qu’il est aussi inquiet que nous. Je me racle la gorge puis me risque de demandé à Len,

    - Len tout vas bien ?
    - Oui.
    - T’en es sur ?
    - Combien de fois tu vas me poser la question ?
    - Len…

    Il ne décroche pas les yeux de son bouquin. Ça fait plus d’une semaine maintenant qu’il est comme ça. Pour des personne qui ne le connaitraient pas, il semblerait normal, il verrait quelqu’un de minutieux et un bourreau de travail mais pour nous qui le connaissons… ce n’est pas Len. Len n’est pas comme ça. Il sourit souvent, il a la joie de vivre, il étudie mais s’amuse. Ce Len devant moi est froid, il n’a plus cette joie de vivre qu’il a toujours montré. Il ne s’amuse plus et se plonge entièrement dans les études. Il est bizarre… je suis allé le voir hier il m’a dit qu’il n’avait pas le temps car il devait courir. J’ai donc couru avec lui mais… il donnait l’impression de courir sans but, le regard dans le vide. Putain il m’a foutu les boules et j’ai toujours cette peur présente en moi. Je dis dans un soupir de tristesse,

    - Où es-tu passé Len ?
    - Je suis juste devant toi… Dylan achète toi des lunettes.

    La sonnerie retenti et Len se lève pour allez en cours. Je le regarde partir, sa silhouette se mélange aux autres…

    - Non Len… tu n’es pas là… ton corps est là mais ton esprit est ailleurs.

    POV Len

    Après les cours, je me suis rendu au boulot. Mon père m’a fait appeler dans son bureau.

    - Père ?
    - Ah te voila…
    - Vous vouliez me parler ?
    - On m’a demandé si tu voulais faire un stage chez Cosmopolite pharmaceutique…
    - Hein ? C’est l’entreprise de…
    - Cooper Ride… tu te souviens sans doute de lui n’est-ce pas ?

    Mon cœur se serre… comment oublier cet homme. Ma tête tourne un peu. Je me tiens au bureau de mon père. Il me regarde interrogateur. Cet homme… il était venu me voir au lycée un jour au pensionnat… je l’ai revu en vitesse un peu plus tard…

    - Len je ne suis pas patient…
    - J’irai…
    - Sage décision… ne me déçois pas.
    - Oui père…

    Je quitte le bureau et me rend dans la salle de recherche où je me plonge dans mes bouquins et mon travail. Vers 21h, je quitte l’entreprise et rentre chez moi. Je glisse un plat tout fait dans le micro-onde pendant que je prends une douche. Je mange une ou deux bouché mais n’ai guerre faim. J’avance un peu ma thèse jusqu’à 2h, puis je vais me couché épuisé par cette journée.


    POV Ari

    L'accouchement m'a crevé, 6 heures à pousser pour qu'un petit bout naisse. Grégory est né à 10h45, les infirmières l'ont emmené pour vérifier s'il va bien. Ce n'est qu'à 17h que Len est arrivé avec Pierre et ma puce. Len a pris mon bébé dans ses bras, il souriait mais ses yeux ne montraient rien, il semblait vide... Que lui arrive-t-il ?

    Pierre l'a ausculté quand ils sont rentrés.

    POV Len


    Je descends les escaliers pour arriver au salon. Natanial m’accueil par une accolade. Cet homme me fait sourire.

    - Alors ptit Len ! Tu n’es toujours pas d’accore pour te mettre au Kung fu ?
    - N’importe quoi papa, s’il se met à un sport, ce sera le Karaté ! Intervient alors Miguel
    - Ou la boxe anglaise, enrichie Pascal.
    - Ça suffit lâcher le un peu… soupir Dylan en rentrant dans la pièce.
    - Dydo vient un peu par là…

    Miguel lui saute dessus et entame un combat de Karaté, Pascal rentre très vite dans la partie et entame des prises de boxe. C’est toujours hallucinant de voir Dylan se battre avec deux sortes de technique de combat en même temps… ce mec deviendra un pro c’est quasi sûr… Natanial, le père de Dylan rigole en voyant mon air ahuri,

    - On entraine Dylan depuis qu’il est nourrisson ahah… comme tu le sais, je suis prof de Kung fu…
    Oui et Miguel a été champion du monde de Karaté junior quand il était plus jeune. Il va tenter d’être champion du monde chez les adultes cette année… alors que Pascal est un Pro de Boxe anglaise. Dylan a encore une grande sœur qui est une pro mais d’un tout autre style de combat… elle est catcheuse professionnel et voyage dans le monde entier… elle est en ce moment en Amérique pour catcher avec les plus grande de ce monde. C’est vraiment une famille de fou il y a rien à dire. Je regarde l’heure,

    - Ah mince je vais être en retard…
    - Je t’amène p’tit Len… prend une miche de pain avant de partir ! me dit Dylan en se dégageant des coups de ses deux frères.

    Ça fait maintenant presque un mois que je vis chez Dylan. Je suis mal à l’aise d’abuser de sa gentillesse de la sorte.

    POV Dylan

    J’amène Len jusqu’au Cosmopolite pharmaceutique. Il me fait un bref signe de tête et me remercie avant de sortir de la voiture. Je soupirs… Len parait si triste. On a l’impression qu’il a mis un masque « anti-émotion » depuis un peu plus d’un mois… en fait depuis que son mec l’a quitté. Il y a un mois, j’ai reçu un appelle de Len… il était bizarre, il parlait de manière monotone et presque mécanique. Dans la conversation j’ai apprit qu’il vivait dans une petit chambre d’étudiant, que son mec l’avait foutu dehors pour y habiter avec sa nouvelle miss. Je suis direct allé le voir et il était sur son lit à fixer le vide. J’ai pété les plombs j’en pouvais plus de le voir comme ça. J’ai pris ses quelques affaires qui étaient surtout des livres pour les cours et un petit carton puis je l’ai forcé à venir habiter à la maison. De ce fait j’arrive au moins à le faire manger un peu même s’il n’a plus d’appétit depuis presque 5 mois. Il s’est enfermé dans un semi mutisme, il s’est encadré d’un mur que je n’arrive pas à franchir. J’ai l’impression qu’à son nouveau boulot il ne se sent pas bien, mais il me dit toujours que « tout va bien », de cette manière qui sonne très faux dans sa bouche. Je soupirs et baisse les yeux, tiens ? Je ramasse une enveloppe qui est plié en deux. C’est à Len… son nom est écrit dessus et son ancien adresse. J’hésite à l’ouvrir… oh et puis merde. J’ouvre l’enveloppe et regarde la lettre à l’intérieurs elle est assez froissé mais on arrive encore à lire.


    « Len,
    Si je t’écris aujourd’hui, c’est pour te dire à travers cette lettre que tout est définitivement finit entre nous deux. Je n’ai pas envie que tu te fasses encore des illusions sur le fait qu’on pourrait revenir ensemble. Sache que ce n’est pas possible car j’ai rencontré quelqu’un d’autre. Je suis tombé amoureux d’une femme formidable et à mes yeux tu n’es plus que « le passé ». J’aimerais que tu quitte mon appartement au plus vite, après tout il est à mon nom alors il m’appartient et je veux y habiter avec ma nouvelle fiancée. Je te donne trois jours pour trouver autre chose, si tu es encore là, ma mère viendra t’aider à déménager, je suis trop occupé avec ma chérie pour venir m’embêter avec toi.
    Brivael »



    Putain… il lui dit tout ça dans une lettre ? Il est con ? Si je vois ce gars je crois que je vais le fracasser un bon coup pour lui remettre les idées en places… Len… je regarde en direction de l’entreprise ou il vient de s’engouffrer.


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  • POV Bri

    J'ai mal au crâne, je suis où ? C'est quoi ce bordel, où est mon chaton ? Le médecin est venu m’ausculter, apparemment je sors d'un coma de cinq mois, putain... Je veux demander à voir Len mais, aucun son ne sort, un tuyau m'empêche de parler. Une infirmière arrive, et m'explique qu'elle va enlever l'aide respiratoire.

    Après quelques examens je demande à voir Len mais personne ne semble savoir de qui je parle. Après une heure ma génitrice entre dans la pièce, le sourire aux lèvres comme si elle s’était inquiété pour moi. Le médecin la suis et me dit que les examens qui on été fait à mon réveil sont bon. Il me faudra cependant quelques heures de séance kiné pour réapprendre à me déplacer.

    -Je pourrais refaire de la boxe thaï ?
    -Normalement ce n'est pas impossible mais, il faut y aller doucement.
    -Donc je pourrai en refaire ? Ma carrière n'est pas compromise ?
    -Nous ne pouvons pas faire de pronostique encore mais, il n'y a pas de grand risque.
    -D'accord...

    Il est partie, une infirmière a vérifié quelques trucs puis m'a laissé avec « votre gentille mère »… n'importe quoi. La génitrice s'avance, elle me regarde comme si j'étais un « enfant aimé », put@&...

    -Que faites-vous là ?
    -Je suis là pour toi chéri voyons. Après ton accident je suis venu ici avec ton père. Nous te surveillons depuis.
    -Combien de temps ?
    -Tu es resté endormie trois semaines.
    -Où est Len ?
    -Qui ?
    -Len !
    -Chéri ! Tu ne connais pas de Len voyons.

    Qu'est-ce qu'elle raconte, bien sûre que je connais un Len, mon chaton... J'ai mal au crâne et ne comprends plus rien. Elle m'a parlé de plein de truc dont je comprenais rien puis elle est partis. Arielle est arrivée peu de temps après, un sourire aussi grand que.. je sais pas quoi. Elle portait un bébé... Attendez... La vielle m'a dit que j'étais resté quelques semaines dans le coma... Que...

    -Ari, c'est...
    -Je te présente Gregory.
    -Ari, je...Ma génitrice m'a dit que j'étais rester trois semaines dans le coma...
    -Bri..

    Elle me regarde tristement, Pierre qui était derrière elle prend leur bébé et sort. QU'est-ce qu'il se passe ?

    -Tu es reste cinq mois dans le coma Bri...
    -Qu… Quoi ? Je... Len...Où il est ?
    -Je ne sais pas... Je suis passé dans votre appartement mais, il n'y a personne...

    Qu’est-ce qu'il se passe ? Je ne comprends plus rien, je veux appeler Len mais son numéro de tel n'est plus attribué. Putain...

    Je suis resté comme ça trois jours, puis la rééducation à commencé. Je n'aime pas ça, mais, il faut que j'y passe pour pouvoir réussir à revenir dans une vie normale et voir Len.


    POV Len

    - Len… Monsieur Ride demande à te voir.

    Des frissons traversent ma colonne vertébrale. Je respire un bon cou, puis monte au 30ème. Je toc puis entre.

    - Monsieur Ride ?
    - Len… avance mon garçon…

    Il me demande de m’assoir face à lui, je m’exécute en silence. Il sort soudain un objet qui me fait tressaillir…

    - Le reconnais-tu Len ?

    Je regarde le bâton plat rouge vif qui est posé sur le bureau. Mon cœur loupe un battement lorsque sa main s’approche de mon visage pour me caresser la joue. Il sourit à ma réaction.

    - Bien mon petit Len tu ne l’as pas oublié… tu sais, ce n’est pas parce que tu es majeur que je ne peux pas l’utiliser…

    Sa voix qui était mielleuse devient soudain très grave et presque sadique,

    - Ne m’oblige pas à le réutiliser Len !
    - Je suis désolé, c’était un accident…
    - J’en ai rien à faire que ce soit un accident ou non ! Tu accumules les bourdes et j’en ai eu pour 20'000 euro de dommage en un jour !

    Il soupir, puis me dit que ça ne le surprend pas… qu’après tout j’ai toujours été qu’un incapable. J’encaisse sans rien dire… il me connait depuis toujours, alors il doit savoir de quoi il parle. C’est le meilleur ami de mon père et jusqu’à mes 14 ans, je passais toutes mes vacances chez lui. Je secoue la tête pour enlever ses images de mon esprit.

    Après m’avoir sermonné comme un gosse, il me permet de retourner bosser…

    POV Bri

    Deux mois, deux putains de mois à chercher cette foutue adresse pour savoir qu'il était chez Dylan... Je ne marche pas bien encore, je suis obligé d’utiliser des béquilles.
    Sa maison est assez loin de l’hôpital, j'y arrive vers 10 heures. Un homme m'ouvre, puis après, il appelle Dylan.

    B-Salut euh...
    D-Qu'est-ce que tu veux ? Faire du mal à Len encore ?
    -Hein ? Je… attends !
    -Quoi !?
    -Où est Len s'il te plait !
    -A son boulot
    -Ok, euh... Il finit à quelle heure ?
    -Il arrive d'ici une heure.

    Il soupir en voyant ma tête et surtout mes béquilles, il me propose d'entrer, on s’installe sur le canapé. Il y a des tonnes de photo de match de boxe ou autres sports de combats c’est impressionnant.

    -Euh...Je... je comprends plus rien là, pourquoi Len est parti ?

    -Va pas faire l'ignorant... tu l'as assez fait souffrir pour jouer à ce petit jeu. D'ailleurs je devrais t'en coller une pour ce que tu lui as fait... mais Len m'en voudrait.

    -Attend, je comprends rien là. Je me suis réveillié il y a deux mois et Arielle m'a dit que Len était déjà parti depuis trois semaines de l'appartement !

    Je m’énerve, j'ai du mal à rester calme depuis qu’Arielle m'a dit que Len était parti, ma mère cache quelque chose aussi et tente de me faire faire des trucs bizarres...

    -Tu es sorti du coma il y a deux mois? C'est impossible t'es sûr de ça?
    -Oui j'en suis sûr ! Je compte les jours depuis que je sais que Len a disparu !
    -Il a pas « disparu »... tu l'as foutu à la porte... putain là c'est moi qui capte plus rien...
    -Foutu... à la porte ?

    Il me raconte quoi là, je me lève d'un coup, m'a tête tourne et ma jambe droite me lâche peu de temps après. Je me retrouve à genoux par terre en gémissant. Dylan semble perdu et s'apprête à parler quand une fille arrive. Je me souviens d'elle... Julia je crois. Elle veut parler, m'engueuler même mais Dylan l'en empêche.

    -Attend puce ! Bri, tu lui as écrit une lettre lui disant que tu avais une fiancée !

    -Quoi ? Te fou pas de ma gueule, j'aime Len ! Je crèverais pour lui ! Pourquoi je le fouterais dehors. Je comprends rien ! J'étais à mon match puis je suis tombé et quand je me suis réveillé on me sort que j'étais dans le coma ! Ma génitrice s'est foutu de moi avant qu'Ari me dise que j'étais tombé cinq mois dans le coma !

    Je comprends rien... Eux non plus à en croire leurs têtes.

    -Je me suis réveillé il y a deux mois !
    -Attend... Tu lui a écris ça il y a trois mois !

    Il se lève et se dirige vers un sac d'où il sort une feuille qu'il me tend. C’est une lettre, putain c'est...

    -C’est pas moi qui ai écrit ça, c’est même pas ma signature !

    Je fixe la lettre. Ils me regardent, la fille veut parler mais ne le fait pas. Je me suis rassis sur le canapé, ma tête tourne, je comprends rien... Je regarde la... Putain !

    -C'est ma signature quand j'étais gosse !
    -Quoi ? Tu racontes quoi là ? Je comprends rien !
    -C’est pas moi qui ai écrit cette putain de lettre c’est ma génitrice. Putain quelle salope !

    Je me suis levé trop vite, j'ai voulu partir trop vite. Résultat j'ai fait cinq pas avant de tomber dans l'entrée en gémissant de douleur. Ma jambe droite ne me suis pas encore, je ne contrôle plus rien ! Ça m'énerve !


    POV Len


    J’ai passé une journée horrible… Cooper Ride mon patron s’est pris un malin plaisir de me torturer et de me rabaisser devant les autres employés. Quand j’étais gosse il était une figure paternelle, après tout je passais plus de temps avec lui qu’avec mon propre père. Pourquoi est-ce que je m’accroche encore à l’idée que quelqu’un pourrait apprécier un mec comme moi qui suis qu’un fardeau et un incapable.

    J’arrive chez Dylan trente minute plus tard… je suis crevé. J’ouvre la porte en soupirant et enlève mes chaussure… tiens il y a une autres pairs de chaussure ? Attend…

    - Len…

    Un cri s’échappe d’entre mes lèvres en entendant cette voix… je me tourne et reste figé. Dylan se positionne à côté de Bri, lorsqu’il remarque que je recule pour prendre la fuite, il m’attrape vite fait et m’en empêche. Je tourne le dos à Bri… mon cœur me fait mal je dis à Dylan d’une voix plaintif,

    - Lâche-moi…
    - Non.

    Il se baisse pour être à mon hauteur et pour me regarder dans les yeux,

    - Maintenant Len ça suffit… arrête de fuir la réalité et parle avec lui.

    Il m’ébouriffe les cheveux, me libère de mon sac, puis me pousse vers Bri. Je détourne le regard ne sachant pas quoi dire… pourquoi est-il là ? Il n’est pas avec sa fiancée ? Je ne veux pas le regarder… si je le regarde, je ne vais pas vouloir le laisser repartir avec elle…

    - Len regarde moi…

    Non… Bri part… ne comprends-tu pas ? J’ai été fort... je te l’avais promis sur ton lit d’hôpital… mais si je te regarde je…

    - Merde Len…

    Il s’approche soudain et tourne ma tête vers lui. Il m’embrasse à pleine bouche. Sa langue vient au contact de la mienne… elle est chaude, mes yeux s’embues et mes larmes coulent. C’est un rêve n’est-ce pas ? Sinon pourquoi Bri serait entrain de m’embrasser. C’est forcement un rêve et je serais éternellement reconnaissant au monde entier de m’avoir permis de serrer Bri dans mes bras une toute dernière fois…
    Mes bras passent autour de son cou et je l’oblige à se coller d’avantage à moi. On finit par tomber par terre, Bri au dessus de moi est couché entre mes jambes. Mes mains s’entremêlent dans ses cheveux. Lorsque sa bouche passe sur mon cou, je souffle,

    - C’est un si beau rêve… pitié, ne me réveillez pas, supplié-je terrifié à l’idée que quelqu’un me fasse sortir de ce rêve si beau.

    Je ferme les yeux de toutes mes forces… ne te réveille pas…ne te réveille pas... La voix grave de Bri résonne à mes oreilles comme un long ronronnement,

    - Tu n’es pas en train de rêver, chaton… je suis là.

    Ses lèvres se posent alors sur les miennes dans un doux baiser à me faire fondre. Dylan se racle la gorge,

    - Hum… je vous prête ma chambre si vous voulez mais vous pouvez pas coucher ensemble en plein milieu du salon… ça va pas le faire.

    Bri éclate de rire, quand à moi j’ai toujours l’impression que je suis entrain de rêver. Dylan aide Bri à marcher alors que Lisa me prend le bras et m’entraîne à la suite des deux garçons. On monte les marches, puis on finit dans la chambre d’ami que j’occupe.

    Lorsque je me retrouve seul avec Bri, je fixe le sol. Bri s’assoit à côté de moi et m’oblige à le regarder. Je lui dis,

    - Pourquoi ? Pourquoi es-tu revenu… tu as pourtant trouvé une femme formidable alors pourquoi revenir vers un incapable comme moi…
    - T’es pas un incapable chaton et je t’interdis de le penser… Len regarde-moi ! Détourne pas les yeux putain… écoute moi… cette putain de lettre n’est pas de moi ! C’est ma génitrice qui l’a écrite… s’il te plait Len croit moi… je t’aime putain je t’aime tellement… j’ai cru que le monde s’écroulait quand j’ai appris que tu avais disparu…

    Bri a le visage en larme… il pleure? Bri… La carapace que je m’étais revêtu ces derniers mois vol soudain en éclat et je fonds en larmes me jetant sur lui.

    - Briiii…. Je… ne sais pas si c’est la réalité ou si je rêve… mais je t’aime… j’ai jamais cessé de t’aimer… s’il te plait… s’il te plait part pas me laisse pas… serre moi… me laisse pas…

    Je répète ces mots en boucle tout en sanglotant. Je promène mes mains fiévreuses sur son corps, je suis si heureux de le retoucher, de retrouver les contours fermes et familiers de son torse. Bri me serre fort contre lui. Il me murmure quelque chose à l’oreille mais je ne l’entends pas… j’ai l’impression de voler. Le chagrin et la douleur des mois précédents commencent à s’évanouir pour céder à un bonheur qui m’envahit comme des fourmillements. Le contrôle de mes émotions s’est éclaté en mille morceau mais je m’en fiche… je veux profiter de ces moments avec lui. On s’embrasse avec un excès de fougue que je ne nous connaissais pas. Il m’attire encore plus près de lui et pousse un grognement lorsque j’enroule mes jambes autour de sa taille, collant nos sexes l’un à l’autre, Je caresse son corps et une excitation monte en moi. C’est un besoin qui dépasse la simple passion ou l’envie impérieuse de le sentir en moi… j’ai besoin de savoir qu’il est là… qu’il ne partira pas. Bri doit aussi le sentir car il commence à me déshabiller avant de passer à ses fringues. Il n’attend pas et me pénètre en séchant mes dernières larmes. Je halète sous ses puissants coups de reins. Mon cœur tambourine dans ma poitrine si vite qu’il me fait tourner la tête. Je cris le prénom de Bri plusieurs fois… nous jouissons bien vite. Je me laisse retomber sur le lit, Bri à côté de moi essoufflé. Je me blottis contre lui… Si c'est un rêve... je ne veux jamais me réveiller...


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