•      Tentations et châtiments



    POV Len

    C’est pareil chaque jour… est-ce que la vie n’est qu’un éternel recommencement ? Chaque jour, je descends en bas du dortoir, puis après mettre pris un croissant dans la boulangerie du pensionnat, je marche jusqu’à l’école. Il me faut un peu moins de dix minutes pour y arriver puis si j’ai de la chance, j’arrive dans ma classe en un seul morceau, ce qui soit dit en passant n'arrive quasiment jamais. Aujourd’hui ne fait pas exception, après tout, ceci est ma routine pourquoi la changer…

    Dès mon arrivée dans le bahut, des grosses têtes me choppent et me font passer un sale quart d’heure… enfin « quart d’heure » est un grand mot, avec ma carrure et ma force, ça équivaut à environ 4 minutes voir 8 de mon existence si je suis au milieu de ma forme. A quoi bon raconter ce qui pour moi est normal ? Les bleus sur mon corps et les coups rythment ma vie.

    J’arrive enfin dans ma classe… il est encore une fois là, assis au fond de la salle, un bandeau lui cachant les yeux. Depuis le début de l'année il porte ce tissu qui lui recouvre tout le haut du visage. Les professeurs ne disent rien, ils n’ont jamais rien dit d’ailleurs. Apparemment il aurait le droit de le garder, une autorisation du directeur semble-t-il.... Je… me demande vraiment pourquoi il cache ces yeux... Certaines rumeurs affirment qu’il serait aveugle, ce qui selon moi semble totalement absurde et illogique. Bah oui, vous avez déjà vu un aveugle lire ou tout simplement se déplacer normalement comme il le fait ? Complètement absurde et non fondé, mais bon, on ne peut pas empêcher les rumeurs de circuler, après tout, les rumeurs dictent la vie des lycéens non ?

    Je m’avance d’un pas nonchalant et vais m’assoir à ma place. Je pose mes affaires à mes pieds, puis regarde par la fenêtre, mon unique occupation lorsque je m’ennuie.

    POV Brivael

    Je m’ennuie, vraiment, c'est horrible. Ce matin j'ai presque fuis la maison sous les cries et injures de ma génitrice et les regards noirs d'un géniteur à bout de force et de nerf devant sa progéniture qu'il n'a jamais voulu.

    Mes parents ont toujours été comme ça, injurieux, colérique, méchant même. Ils ont toujours voulu suivre la « vie parfaite, d'un couple parfait et d'une famille parfaite ». Un vrai cliché ambulant leur croyance ! Seul hic dans leur vie, ils devaient avoir un enfant qu'ils ne voulaient vraiment pas ! Seulement, ils ont toujours été strict avec eux même et m'ont eu. Les premier années furent normales. Même si je suppose que ma mère serrait les dents et mon père les poings.

    C'est en entrant au collège, la veille de la rentrée précisément, que ma génitrice m'a dit la vérité... ou plutôt elle me l'a lancé en plein visage, sans prendre la peine de mettre de gants.
    « Tu entres au collège, à partir de maintenant, tu dois avoir de bonnes notes, minimum 15 dans chaque cours, sport compris. Nous avons fait un investissement pour t'avoir malgré le fait que nous ne voulions pas d'enfant ! Alors ne nous fait pas honte ! Sois un bon garçon ! Obéit à ce que l'on te dit ! D'accord ? »

    Je n'ai pas répondu, je n'ai pas pus. Elle m'a demandé trois ou quatre fois de lui répondre, en vain. Puis elle a laissé tomber en soupirant avant de partir en me laissant devant les grilles du collège. Elle n'est pas venu me chercher, le géniteurs non plus d'ailleurs. Je suis rentré à pied, pour me retrouver dans une maison vide avec pour seul compagnon une feuille de papier qui me m’indiquait que je serai seul jusqu'au vendredi soir, pour cause de "trop de travaille". J'ai pris conscience depuis ce jour que je n'étais rien qu'une "obligation familial"... qu'importe.

    Aujourd'hui je suis entré dans le lycée trop tôt. Il y a un système bizarre, les portes ouvrent à 6 heures. Sois disant pour inciter les élèves à prendre le rythme des études et leur permettre d'apprendre à tout moment. Dans tous les cas je suis entré rapidement puis monté en classe pour dormir avant les cours... Et pendant aussi.

    Je m'installe au fond de la classe, gardant mon bandeau sur les yeux. Je sais que ce dernier créer des rumeurs dans le lycée et fait peur à certain , tout en n'en attirant d'autre, mais je m'en fou. J'ai mes raisons et le directeur me laisse faire. Sans savoir pour quoi d'ailleurs...

    Je porte ce bandeau depuis... ma quatrième. Depuis cette fois précise... Il couvre tout le haut de mon visage et parfois tout le haut de mon crane, tout dépend de ce que je mets.

    POV Len

    Le professeur me regarde. Pourquoi sourit-il ? A oui, il nous rend deux tests que nous avons passé cette semaine. Il a l’air heureux. Il s’approche de moi puis tend le bras. Je peux y lire mes notes avant qu’il ne l’annonce à haute voix,

    - Len bravo, 20 en littérature et 19 en dissertation, je n’en attendais pas moins de toi ! Comme d’habitude, tes notes sont excellentes ! Vous devriez en prendre de la graine vous autres ! Prenez exemple sur lui. Bien qu’il soit plus jeune que vous, il a de meilleures notes ! Tu sais Len, si tous les élèves étaient comme toi, nous pourrions sans doute prendre notre retraite sur le champ… ah ah ah…

    La sonnerie annonce la fin des cours du matin. Il était temps, il faut dire que cette mâtiné était aussi chiante que les autres jours de la semaine. Je me lève puis met mes affaires dans mon sac. Je pousse ma chaise puis m’avance vers la sortie. Ça fait aussi partie de mes rituels. Pas que je tienne plus que ça à mes affaires, mais tant mieux si je peux éviter de devoir me racheter des livres et cahiers chaque jour car ces derniers finiraient en lambo.

    Je m’avance en silence dans les couloirs du lycée pour arriver devant la grande porte de la cafétéria. Ensuite après avoir fait la queue, je pars à la recherche d’une place libre le plateau repas en main. Je privilégie les tables vides de préférence. Je repaire tout juste une bonne place quand soudain mon plateau se retrouve par terre. Les mains figées dans leur position précédente, je fixe la nourriture éparpillée sur le sol sans aucune réaction puis lève les yeux et les plonges dans ceux de Mathieu, un garçon de ma classe. Ce dernier s’adresse à moi avec mépris.

    -Sale petit merdeux ! Tu te crois si intelligent que ça ? T’es qu’une pauvre tache du con !

    Je ne réagis pas, j’ai l’habitude des regards hostile et haineux. Je pourrais lui répondre que ce n’est pas moi qui ai demandé au prof d’agir ainsi. Mais à quoi bon ? Il me déteste et ça n’arrangerait rien du tout. Je me baisse et ramasse ma brique de lait, unique survivant de mon plateau, avant de partir le laissant en plan milieu de la cafet’. Je sais très bien qu’il va me le faire payer… après les cours ? Ce soir ? Demain matin ? Qu’importe… j’encaisserai sans rien dire… comme je le fais habituellement…

    POV Brivael

    Le cours a commencé et quand je me réveille, le prof est devant moi. Il me parle et au vu des regards des autres élèves, il le fait depuis un certain temps.

    « - ...vraiment travailler ! Autant Len est un très bon élève et plus jeune que vous tous ! Autant tu es le plus âgé et le plus stupide !

    -Hein ? »

    Je crois que je l'ai choqué, il me regarde avec des yeux bizarre. Puis me tant une copie avec un 1/20 dessus. A coté on peut y lire une annotation « seulement pour avoir mis ton nom ». Je ne m’intéresse pas au cours, j'ai laissé tomber dès la 5éme.

    La matinée est passé assez vite. Je suis allé à la cafet pour manger mais tout avait l'air si mauvais que j'ai fini par prendre seulement une brique de lait et le dessert.

    Je me suis assis à la même table que d'habitude, entouré de gars de la classe, énervant mais bon. A chaque fois que je viens dans la cafétéria les regards de tout le monde se posent au moins une fois sur moi. Je ne suis pas un play boy ou hyper social, mais mon physique fait que, soit on m'évite soit on me colle. Je suis assez grand, et musclé grâce à la musculation que je fais régulièrement pour passer le temps. Je porte mon bandeau tout le temps sauf à la maison.

    Je suis entouré de gars à table quand d'un coup j’entends un bruit se plateau. Mathieu, un crétin de service qui se croit sous mes ordres, vient de faire chier son jouet préféré "Len", le chouchou du prof. Ce dernier met peu de temps à partir laissant son plateau au sol.

    Qu'importe, je finis de manger puis me dirige sur le toit. Là tout est calme. Normalement l’accès est interdit, mais les prof ne peuvent rien y faire Si ce n'est pas moi, un autre crochète la serrure. J'aime y monter pour fumer et passer le temps, puis vers 13h je vais en cours pour finir la journée.

    A la fin des cours je ne rentre pas chez moi. Je n'ai pas envie de me retrouver en face des géniteurs. La vielle finira sûrement pas me montrer tout son amour pour moi avec une bonne gifle et le vioc va me regarder de façon à me faire regretter la tradition que je n'ai pas créer et qu'ils ont eux même décidé de suivre à la lettre... Crétins.


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  • POV Len

    Chaud… fait vraiment chaud… assis sur mon lit, le dos contre le mur, je regarde le ciel depuis la petite fenêtre de ma chambre. Je me gratte la tête puis soupir. Pourquoi il a fallut que ça arrive ? C’est les vacances mais le professeur veut que je coach un élève. Il ne m’a pas encore dit qui c’était mais ça m’embête un peu. Enfin… il faut dire que je n’avais pas grand-chose à faire pendant ces vacances mais ce n’est pas une raison. « Tu as réussi tes examens avec brio, tu as même obtenus des mentions, c’est pourquoi nous avons décidé de te confier un élève, fait de ton mieux pour le faire réussir », m’a dit notre prof principale.

    Je regarde ma montre, il est presque midi. Je n’ai pas beaucoup dormis cette nuit, comme les dernières nuits d’ailleurs. C’est bientôt l’anniversaire de sa mort… non il ne faut pas que j’y pense… je me secoue la tête puis replonge mes yeux dans l’étendue bleutée du ciel. Il fait vraiment chaud, on est en début juillet… je n’imagine même pas le mois d’août. En plus ce vieil hôtel n’a pas de climatisation. Bon point positif des vacances, c’est le fait que mon colloc ne soit pas ici. Il faut dire que le pensionnat est quasi vide. Rare sont les élèves qui restent pendant les vacances. Autre point positif, il n’y a ni Mathieu, ni sa bande de « chien chien » encore présent dans cet établissement.

    Je décide de me lever et de partir m’acheter une glace dans la supérette du coin. Lorsque je sors du bâtiment, une chaleur étouffante m’entoure et le soleil me tape de plein fouet. Je n’aime vraiment pas la chaleur… je n’aime pas le froid non plus en y réfléchissant bien. Quelle saison j’aime ? Je dirais l’automne. Les couleurs sont magnifique et il fait bon, pas trop froid, ni trop chaud, la température idéale. Le printemps n'est pas mal non plus... Je me presse jusqu’au shop, puis pénètre dans la fraîcheur du magasin. Je prends une bouteille de thé glacé puis une glace et après avoir payé je m’empresse de retourner au dortoir... c’est aujourd’hui que je dois faire la connaissance de ce dit « élève » que je suis sensé coacher. D’ailleurs, Il fait bien trop chaud pour faire une activité extérieure.

    POV Brivael

    Le moi de Juin m'a énervé, après avoir raté mes examens et avoir été mis en rattrapage, les géniteurs ont décidés de me faire chier. La vielle peau s'est encore mis à crier que j'étais "la honte de la famille" et que je ne leur étais d'aucune utilité. A force de gueuler j'ai finis par leur mettre en tête de me faire habiter autre part. Ce qui était une connerie pour les faire chier, c'est finit en inscription en pensionnat pour l'année à suivre et en plus les vacances. Crétins de géniteurs, me priver de vacances pour aller bosser dans un internat, pour des rattrapages de merde. Avec la menace de me foutre à la rue sans argent si je ne réussis pas les examens de français...Fait chier...

    Je me retrouve en gros, sous un soleil de plomb, à marcher dans la rue avec une grosse valise, pour arriver au pensionnat. Mes parents y sont déjà quand j'arrive, déposant mes cartons devant la porte,tout en parlant avec un homme qui semble être le directeur ou je sais pas quoi.

    Quand j'arrive, le directeur semble déjà me haïr. Les géniteurs me passent des papiers, et partent sans même me parler, pendant que le directeur me dit que ma chambre est la 22, au deuxième étage à droite de l'escalier et des ascenseurs, avant de partir. Résultat ? Je suis seul devant le bâtiment, avec 7 cartons plein, 3 sacs et 2 valises à monter au deuxième étages. Le tout sous 35°C à l'ombre. Chouette...

    Je décide déjà de rentrer le tout dans le hall d'entré, ce qui me demande déjà beaucoup d’effort vu la chaleur. Heureusement que je me suis habillé avec un pantalon blanc et un débardeur de la même couleur... Mon bandeau recouvre lui presque toute ma tête, me protégeant du soleil. Heureusement qu'il est blanc aussi lui...

    Après tout ça je monte avec les trois sacs au second étage, je cherche la bonne chambre y entre et dépose les sacs sur un des lits. Je suis déjà fatigué... Je hais ces vacances presque autant que je hais mes ordures de géniteur.

    J'en suis à monter le troisième carton quand je vois Len se diriger vers le pensionnat. Fuck...

    POV Len

    J’arrive vers le pensionnat quand j’aperçois une personne habillée entièrement de blanc. De loin ça fait assez bizarre… il faut dire que ce n’est pas très courant. Je m’avance alors en étant d’humeur curieuse et me stop en reconnaissant la personne qui se trouve à quelques mètres de moi. C’est… non… mais qu’est-ce qu’il fou là ? Brivael est le chef de la bande de Mathieu nan ? J’espérais vraiment pouvoir passer quelques jours sans me faire taper dessus… mes espérances n’étaient qu’éphémère ?

    Je soupirs puis me remet en route. Ce dernier me fixe… veut-il me dire quelque chose ? Je m’arrête devant lui. Je le regarde sans rien dire, observe les cartons à ses pieds puis jette un oeil autour de moi. Je lui demande alors,

    - Tu as besoin d’aide ?

    Un petit rire me prend, faut dire qu’un petit gringalet demande à un grand costaud s’il a besoin d’aide pour porter des cartons qui semble vraiment lourd. Je me gratte la tête et lui dit,

    - Enfin je ne garantie pas de t’être d’une grande utilité mais bon si tu veux te servir de moi fait le…

    POV Brivael


    Ce gringalet de Len me propose son aide, j'y crois pas. De toute manière, il m'aidera au moins un peu.

    -Ok, tu me libéreras de la pression comme ça...

    Il me regarde un peu surpris d'un coup, je prends un carton et lui mets dans les bras. Il le prend avec quelques difficultés, faut dire j'ai fait exprès de lui mettre celui avec les livres. Livres que je n'ai jamais lus, jamais ouverts, jamais touchés même. J'en prends un deuxième et monte vers la chambre, suivis pas Len.

    On a mis 30 minute à tout monter, faut dire au milieu de l’escalier Len a fait tomber un carton. Il a semblé mal sur le coup, moi j'ai simplement rigolé puis avancé. Je l'ai vu trottiner avec le carton et son contenu dans les bras, le visage rouge. Très, mais alors très marrant à voir. Au final je me retrouve sur mon lit, seul dans cette chambre vraiment, mais alors vraiment petite. J'écoute du black label society, à moitié comateux. Je n'ai pas le courage de déballer tous ces cartons, surtout que la moitié sont des choses que je vais jeter. Quels crétins de me donner des choses que je n’utiliserai pas...


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  • POV Len

    Je suis crevé. Déjà que la chaleur est épuisante mais le fait de porter ces cartons m’a complètement lessivé. Mais qu’est-ce qui m’a prit de proposer mon aide… c’est comme si je demandais ouvertement à ce mec de me persécuter…

    Je soupire puis prends ma bouteille de thé glacé et en bois une bonne gorgée. Heureusement que j’ai mangé la glace en chemin car sinon il ne resterait que de l’eau sucrée.

    Je m’allonge ensuite sur mon lit. Et somnole pendant un temps indéterminé avant que j’entende qu’on frappe à la porte. Je m’avance d’un pas lourd vers la sortie de ma chambre puis, tire la cloison de bois. Le directeur me regarde et attend s’en doute que je réagisse.

    - Bon… bonjour monsieur.

    - Len, tout d’abord je tiens à vous féliciter pour vos excellentes notes. Merci d’avoir choisis notre établissement pour y faire vos études. Ensuite je tiens à vous encourager pour le travaille que vous allez faire pour votre camarade de classe. Ce coaching vous sera sans doute bénéfique dans un avenir proche. Il faut le prendre comme un honneur pour vous améliorer. Ne sait-on jamais, peut-être découvrirez-vous votre vocation. Bien… assez parlez, suivez-moi je vous pris.

    Encore un peu endormi, je pars donc à sa suite sans grande motivation. Cette chaleur est vraiment épouvantable et je suis vraiment épuisé. Il s’arrête ensuite devant une porte. Je rentre et là, j’écarquille les yeux. Dites-moi que je rêve ?


    POV Brivael

    J'étais en train d'écouter de la musique quand la porte s’est ouverte sur le directeur et... Len. Le directeur me souris, stupide... Len lui semble presque choqué.

    « Bon, Brivael, voici Len, qui te donnera des cours particuliers jusqu'à la date des rattrapages. Tu as intérêt à bosser, vu ton niveau ! Tu as déjà redoublé plusieurs fois. Que diraient tes parents s'ils savaient que celui qui te donne des cours est un jeune homme de 15 ans ? Alors que tu en a 4 de plus ? »

    Je souris à sa phrase, quel idiot, je lui réponds simplement que mes géniteurs me diraient encore que leur investissement à long terme est perdu à cause de moi. Il soupire et me laisse alors seul avec Len, qui se retrouve avec quelques feuilles, sûrement le programme des révisions.

    Il n'ose pas bouger, et sautille presque d'une jambe à l'autre de stress. Décidément je comprends pourquoi Mathieu s'amuse avec lui, c'est hilarant. Je souris et ricane presque à le voir.

    POV Len

    Je ne sais plus quoi faire, ni comment je suis sensé agir. Le directeur m’a bien fait comprendre qu’il comptait sur moi pour réussir… mais quel con, il refile aux autres le travail où il a échoué ? Comment veut-il que j’arrive à travailler dans ces conditions ?

    Je regarde la pile de feuille que le dirlo a posé dans mes mains. Le niveau à l’air assez élevé, je ne suis pas sur que je vais suivre ce programme… je vais s’en doute en refaire un qui pourra être à… sa porté.

    Je suis mal à l’aise, il me semble que c’est la première fois que je passe autant de temps avec quelqu’un, et en plus ça va être comme ça assez souvent comme je l’ai compris. Je tente de parler mais ma voix tremblante sort dans un ton timide,


    -Nous commencerons à bosser d’ici un ou deux jours… le temps que je trouve la meilleure manière pour t’aider dans tes révisions…

    Je me racle la gorge avant de continuer,

    -Combien de matière as-tu loupées au juste ?

    -Français écrit 5, oral 10, math 16 quant-aux sciences j'ai eu 5
    -Ah... ah…


    C’est la seul chose que j’arrive à dire… il doit rattraper trois examens et avoir un minimum de 16 à chacun ? Ce qui veut dire qu’il doit faire entre 11 et 6 points de plus que ce qu’il a fait au préalable ? Je me gratte la tête en réfléchissant à toute vitesse… comment diviser le temps qu’on a à notre disposition, tout en réussissant à le motiver et à améliorer sa compréhension… il me faut du temps seul pour réfléchir à comment je vais procéder.

    -Je… je vais y aller… je reviendrai te voir d’ici un à deux jours pour te dire comment nous allons faire…


    POV Brivael

    Je soupire quand Len sort de la chambre, Je sens que je vais passer de mauvaises vacances. Je décide de me changer avant de ressortir. Bon cotés du pensionnat pendant les vacances, aucun couvre feu.

    Je me déshabille et enfile un nouveau pantalon noir cette fois, avec une chemise et un bandeau noir. Le couloir est vide, il n'y a vraiment personne. Je sors dans la rue, il fait toujours chaud mais moins que tout à l'heure. Je n'aime pas rester enfermer trop longtemps, je préfère bouger et ne pas voir les regards exaspérés.

    N'ayant plus de cigarette je passe au tabac pour m'en acheter un paquet puis me dirige vers le parc. Il se trouve à quelques rues du pensionnat. Dès mon entrée je repère quelques élèves du lycée, dont le groupe de Mathieu... fait chier, pourquoi il est pas parti en vacances lui ? J'avance dans la direction opposée, ne souhaitant pas le voir. Il ne me repère pas, en tout cas pas pour l'instant.

    Je m'assois sur un banc pour fumer et passer le temps, jusqu'à 19h30. Puis je rentre et mange pour ensuite allé me coucher. Len est revenu le sur-lendemain. Des papiers dans les mains, un sourire crispé sur le visage quand il est entré alors que j'étais seulement en boxer sur le lit. J'adore ce gars, il est perturbé si facilement.


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  • POV Len

    Deux jours… ça fait deux jours que je fais ce putain de programme qui me prend vraiment le choux. J’ai passé une nuit blanche et une nuit très perturbée. J’ai finalement pondu ce programme… je l’adapterais au fur et à mesure… on verra bien comment les choses évolueront.

    Je recule la chaise de mon bureau, me lève et m’avance vers la porte. Je marche le longs couloir du pensionnat puis m’arrête devant sa porte. Je toc trois coups et j’attends. La porte s’ouvre au bout d’environ 5 secondes sur… un Brivael en boxer. Non mais c’est pas vrai, c’est vrai qu’il fait chaud mais bon… raaaah pourquoi je me mets toujours dans de drôle de situation. Je m’efforce de sourire, puis détourne les yeux gênés de la situation. Je tente de bafouiller quelques mots avant de quitter la chambre en lui laissant les feuilles dans les mains.

    -Voila le programme que j’ai fait. J’aimerais que tu lises attentivement les donner pour cette dissertation et que tu me notes les idées qui te viennent. Écrit-les en mots clés pour qu’ensuite tu puisses les développer par la suite… voila… vient me voir quand c’est fait merci.

    POV Brivael

    Pour le coup là il m'a surpris. Je regarde ce qu'il m'a donné, j'ai pas envie de le faire. Par contre j'ai une grande envie de le choquer... Je commence à écrire des trucs sans rapport avec le sujet demandé, mais sur un autre qui m'attire plus...

    Le kamasutra n'est-il pas un sujet plaisant ? N’empêche j'ai hâte de voir la tête de ce mec quand il verra ce que j'ai écris. Je sais pas combien de temps j'ai écris, au final j'ai même fais ce qu'il me demandais... Pourquoi j'ai pitié de lui ? Je suis con parfois, ça doit être génétique la connerie.

    Quand j'ai finis, je prends mes feuilles, je me dirige vers... Putain c'est où déjà sa chambre ? Au final j'ouvre toutes les portes que je vois jusqu'à tomber sur la seul ouverte. Coup de bol, c'est bien la sienne. Il me regarde surpris mais reste assis, fixé comme sa chaise.

    Je m'assois sur le lit le plus proche de lui et lui tends les feuilles. Bien-sur celle qui devrait le choqué sur le dessus... Puis je m'installe bien sur son lit de façon à pouvoir le voir. Je ne manquerais tout de même pas ça.

    POV Len

    J’arrive dans ma chambre à la hâte. Je me pose sur mon lit puis me laisse basculer en arrière. Je regarde le plafond blanc avant de fermer les yeux et de secouer la tête amusé et exaspéré par mon propre comportement. Je décide ensuite d’étudier un peu, je ne sais pas trop quoi faire d’autre. C’est la seule chose que je sais faire en fait. Je n’ai jamais rien fait d’autre que ce qu’on attendait de moi. Je me lève, et m’assois à mon bureau. J’ouvre donc les livres, puis munie d’un crayon je griffonne les réponses sur une feuille. Ma main glisse ensuite vers le tiroir et en sort un paquet de chamallow. J’aime bien les aliments sucrées et colorées.

    Je suis en pleine réflexion sur une question philosophique quand la porte de ma chambre s’ouvre en grand. Je me tourne, surpris et voit Brivael rentrer et se poser sur mon lit. Il me tend alors les feuilles avec un sourire sur les lèvres. Je suis étonné qu’il ait put le faire en un temps si restreint. Attendrit, je lis les premières lignes de sa dissertation,

    « Au nombre de trente, elles sont toutes aussi excitante les unes que les autre »

    Hein ? Excitante ? Mais en quoi c’est excitant… d’ailleurs de quoi il parle…

    « La brouette est pas mal, mais le partenaire a intérêt à être souple.
    Pour faire cette position le partenaire devra se cambrer et soulever ses fesses pendant que l’autre lui attrapera les chevilles et le soulèvera pour que son corps soit perpendiculaire au sol. L’homme le pénétrera donc par derrière, sensation forte assuré. Sous cet angle, la pénétration est profonde et violente.

    Ensuite la position de l’indra le partenaire s'étend sur le dos puis replie ses jambes sur sa poitrine. A genoux, l'homme s'installe sous les fesses de son partenaire, le maintient par les chevilles et avance son bassin pour le pénétrer. Le mieux est que le partenaire se lâche complètement et se laisse faire. Ces pénétrations profondes risquent fort de le rendre dingue.
    L’étoile du plaisir est une position… »

    Dés les premières lignes, mon visage se réchauffe et je manque de m’étouffer. Ça ne m’étonnerait pas que je sois rouge pivoine. Mon cœur bas vite et un stress monte. Je le regarde paniqué et j’essaye de bafouer quelque mot,

    -Je… je… mais…

    Super gêné, je détourne le visage et ne sais pas du tout comment je suis sensé réagir. Je n’ai jamais lu quelque chose d’aussi… je n’y connais vraiment rien au sexe… je n’ai même jamais rien fait, ni lu. Mon corps est réchauffé et je sens que mon entre-jambe réagit et devient dur. Aaaah merde pourquoi je suis comme ça…

    -Je… je reviens…

    Je quitte la chambre totalement affolé et m’avance d’un pas rapide vers les toilettes.

    POV Brivael

    Alors là, je n'en espérais pas autant. Gêné comme pas permis, il est sortis de la chambre en courant presque, le visage rouge. Je n'ai pas pus m’empêcher de rigoler, plié en deux sur le lit. Il est revenu 10 minute plus tard, j'ai réussi à me calmer dans ce laps de temps. Dommage pour moi dès qu'il revient je ne peux pas m’empêcher de rigoler une fois de plus.

    Il s’assoit gêné et regarde tout de même les autres feuilles. Enfin je pense, me marrant trop je ne vois pas vraiment ce qu'il fait. Je me suis calmé quelques minutes après, puis me relevant à moité, je le regarde écrire sur les feuilles quelque chose, je sais pas vraiment quoi.
    J'adore ce gars, un vrai jouet facile à manipuler. Décidément je le garderais bien pour moi. Puis il tourne la tête vers moi, il me regarde alors les yeux ronds, surpris. Pourquoi ? A merde...

    Je remarque alors que mon bandeau c'est un peu relever, et même si ce que je cache reste tout de même couvert, il voit mes yeux...


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  • POV Len

    Je me suis passé de l’eau sur le visage et j’ai réussi à me calmer. Après avoir pris une bonne respiration et avoir fait le vide dans mon esprit, je quitte les cabinets pour revenir dans ma chambre.

    Des mon arrivé, Brivael éclate de rire. Gêné, je m’avance sans le regarder jusqu’à mon bureau puis feuillette les différentes feuilles qu’il m’a données. Soulagé de voir qu’il a quand même fait le travail que je lui ai demandé, j'entours quelque idées pour en tracer d’autre. Je m’apprête à lui demander une précision sur une de ces idées quand je vois que son bandeau est plus haut que d’habitude. Il a vraiment des yeux… magnifique. Bleu-violacé ils ont une couleur si intense qu’il me coupe presque la respiration. Je ne peux plus détacher mon regard de cette couleurs si intense et si irréel. Sans même m’en rendre compte, j’ai parlé à voix haute,

    - Pourquoi… pourquoi les cacher alors qu’ils sont si beau…

    Une fois réalisé que ce n’est pas resté dans mon fort intérieur, je me mets à nouveau à rougir en détournant le regard. Franchement, je ne me reconnais plus…

    POV Brivael

    Len me surprend en disant que mes yeux sont beaux, mais je baisse rapidement le bandeau à nouveau.

    -Ils ne le sont pas.

    Je me suis levé et suis parti sans attendre.

    Depuis ce jours, un mois est passé, on est à la mi-aout. Plusieurs personne sont arrivés. Mon colloc de l'année aussi. Je me suis bien marrer quand il m'a vu. J’étais à moitié dans le coaltar quand il est entré avec un amis pour s'installer. A peine m'a-t-il vu qu'il a fait tomber ces affaires. Par contre je n’étais pas bien alors il a failli s'en prendre une. Il a finis par ranger ces affaires en silence et est sortis.

    Quand je suis entré dans la chambre de Len aussi, il y a eu un bruit sourd. Son colloc qui rangait ces affaires a lâché les livres en me voyant, j'ai du me retenir de ne pas rire tellement longtemps que j'en est eu mal au bide. Len n'a pas voulu me laisser tranquille aujourd'hui non plus, même s'il est timide, il arrive quand même à me faire bosser. Je dois être cinglé, mais à la foi, si je rate mon année...Je me retrouve à la rue sans rien. Mauvaise idée.

    Aujourd'hui, je suis encore dans la chambre de Len. Plutôt confortable son lit n’empêche. Et voir son coloc recroqueviller sur lui même me fait vraiment marrer. Len corrige des exercice de science, j'ai encore tout foiré je pense. Cela fait un mois que je n'ai pas baisé, je suis tellement en manque que je trique depuis ce matin et ça passe pas... Je prends alors mon portable pour appelle certain contact. Justine répond par la positive et vient me rejoindre dans 5 minute dans ma chambre, cool.

    Je ne laisse pas le temps à Len de me retenir et me casse en lui disant qu'une demoiselle attend de jouet les brouettes.

    POV Len

    Je rougis quand je l’entends me dire ça. Après un mois, je réagis toujours de la même façon quand il me parle de sexe, et je sais que ça l’amuse beaucoup. Un point positif, je me suis habitué à sa présence. Il ne me fait plus aussi peur qu’avant même si des fois il est très surprenant.

    Je soupirs et me remet à la correction de son travaille. J’ai obtenue la permission du directeur pour jeter un œil aux examens de Brivael. En me basant sur ces résultats aux tests et aux examens, je lui fais bosser ses points faibles. Ce n’est pas toujours facile de lui faire comprendre des choses mais étonnement, il y arrive. Alors je n’aime pas qu’on dise de lui qu’il n’a pas les moyens de réussir. Je me suis d’ailleurs énervé l’autre fois contre un prof qui justement disait que les efforts de Brivael n’allaient rien donner de bien. Les personnes présentent avaient étés selon les dire incroyablement surpris de me voir rentrer dans le cadre d’un professeur. On ne m’en a même pas tenus rigueur.

    Brian mon coloc rentre dans la chambre, une bouteille d’alcool et un pac de bière à la main.

    - Putain mec, t’es toujours entrain de bosser ? Franchement quel est l’abrutit qui ma mit dans ta chambre… on est sensé s’amuser entre coloc tu sais ! Oh eh tu m’écoutes ? Déjà qu'a cause de toi, Brivael traîne ici et me fait toujours chier ! Tu pourrais pas au moins en prendre tes responsabilité quoi ? Putain !

    Et voila que ça recommence, c’est ainsi depuis plus d’une année. C’est vrai que le « pauvre » ne trouve personne qui veuille bien échangé de chambre. Il faut dire que personne ne souhaite avoir des problèmes avec la bande de Mathieu. Brian est un ami d’enfance du meilleur pote de ce cher Mathieu alors ce dernier ne chercher pas à le faire chier.

    POV Brivael

    Je m’emmerde ! vraiment ! Hier j'ai pu baiser ! Sauf que ce con de Marco, mon coloc a débarqué en plein milieu ! J'ai failli le tuer, il a dormis dans le couloir ou je ne sais pas où.

    Ce matin, Len a débarqué dans ma chambre pour me donner un truc à faire, j'étais tellement énerver qu'il a fuit la chambre en laissant les feuilles par terre. J'ai la flemme de le faire, mais je m'ennuie. Au final je décide d'aller dans la chambre de Len. Il est allongé sur le ventre sur son lit, Brian est en train de jouet sur son pc. Len, qui s'est habitué à jouer les prof me demande si j'ai finis ce qu'il m'a passé. Pour bien lui faire comprendre qu'il est rien d'autre qu'un mec qui m'aide pour bosser. Je m’affale sur lui. Puis m'assois sur le lit, contre le mur et les jambe sur lui. Une sur ces jambes et l'autre sur le bas de son dos.

    Il ne bouge plus du tout, et semble presque choqué de se retrouver là. Je lui fou les feuilles sous le nez pour lui montré que non, je n'ai rien foutus.

    -Pas envie de bosser, tu veux pas passer le rattrapage à ma place plutôt ?


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