• Kuro ryü no gemu - partie 7

    < POV Yuukiichiro >

    Quand j'ouvre les yeux, le plafond blanc m'éblouie. A gauche, une fenêtre et à droite un rideau blanc, et surtout Kozou Oyakata ainsi que mon oto-san.

    M.Y : Oto-san, Que s’est-il passé?

    M.D : Yuukiichiro-kun, mon fils, tu as fait ton devoir. Le jeune sama est sauf. Après que tu te sois évanoui, Kozou tamagochi-sama est sorti de la voiture en brisant la vitre. Il t’a sauvé la vie en compressant ta blessure. Les médecins ont dit que s'il n'avait pas diminué l'hémorragie, tu serais mort.

    Le jeune maitre m’a sauvé? Je regarde le jeune maitre endormi près de moi. Comment ai-je pu le laisser en danger comme ça?

    M.Y : Je ne mérite plus mon statut.

    M.D : Si mon fils, tu as risqué ta vie pour la sienne

    M.Y : Il a tout de même dû mettre sa vie en danger par ma faute.

    Je vois Tamagochi-Kozou-sama se réveiller. Son regard me fixe, il ne réagit pas. Je n'ose pas le regarder dans les yeux, Je n'ai pas réussi à le protéger. Je devais le protéger !
    Mon katana se trouve près de mon lit, je ne le mérite pas.

    M.Y : Je ne le mérite plus.

    T.A : De quoi parlez-vous?

    M.D : Kozou sama, mon fils a l'impression d'avoir trahi l'honneur de la famille. Dans notre tradition le Katana est la preuve de notre mérite.

    T.A : Ne plus mériter son katana, mais ça veut dire…!?

    M.D : Qu'il n'accepte plus d'être votre garde du corps. Seul votre Oto-sama décidera du rôle que tiendra dorénavant Yuukiichiro. Il risque de n'être que Sensei à présent. Un garde du corps vous sera assigné en remplacement, au moins le temps que Yuukiichiro soit rétabli.

    Oto-san part de la chambre, je ne parle toujours pas. Je ne peux pas bouger sans qu'une douleur me prenne. Mes blessures ne sont plus mortelles, mais la douleur, elle, me déchire.

    M.Y : Kozou Oyakata, Prenez mon katana. Mon Honneur n'est plus, votre vie a été en danger par ma faute.





    < POV Akihiko >

    Je compresse la plaie depuis une dizaine de minutes maintenant. Je ne fais pas du tout attention à ce qui m’entoure. Je sais juste qu’un Kobun se trouve à mon côté gauche tandis que Ray est à droite. Je répète sans cesse le prénom de Yuukiichiro…

    - Yuukiichiro…s’il te plait, tiens bon…

    Je m’en veux…pourquoi des gens devraient être blessés à cause de moi ? Pourquoi des batailles se forment autour de moi ?

    Des ambulanciers m’entourent soudain. Il demande au Kobun qui est à mes côtés de lui expliquer ce qu’il s’est passé. Je réponds à sa place

    - Il a reçu un coup de couteau dans le dos et il saignait beaucoup…

    Une ambulancière s’approche de moi. Elle soulève mon visage et s’adresse alors à ses compagnons,

    - Il a besoin de soins, prenez la relève.

    Elle me fait me redresser pendant que trois personnes s’occupent de Yuukiichiro-san. Je proteste quand même,

    - Non, laissez-moi, je veux rester à ses côtés…

    Elle me fait assoir sur le bord d’une ambulance et commence à me parler,

    - Comment tu t’appelles ? Quel âge as-tu et sais-tu quel jour nous sommes ?

    Je la regarde et commence à m’agiter… Yuukiichiro-san est dans un état critique et elle me pose des questions stupides.

    Je hausse alors la voix,

    - Ne vous occupez pas de moi, je vais très bi…ennn…


    Tout devient noir autour de moi.


    ***

    J’ouvre les yeux et me lève d’un coup. Une femme vêtue de blanc se presse à mon chevet et me demande de rester allongé. Je la regarde, inquiet, mais elle me sourit gentiment et me parle d’une voix remplie de douceur.

    - Ne vous inquiétez pas, vous vous trouvez à l’hôpital. Vous vous êtes évanoui quand les ambulanciers sont arrivés.

    - Yuukiichiro !!!

    - Yuukiichiro ?

    - Oui  Matsuda Yuukiichiro, comment va-t-il ? Où est-il ?

    - Vous parlez de la personne amenée avec vous ? Il est en salle de réveil. Non attendez, vous ne pouvez pas y aller.

    Je réalise que je dois être aux urgences. L’ambiance est très bizarre. Beaucoup de monde en blouse blanche semblent extrêmement pressés. Certaines personnes sont assises et gémissent. J’intercepte la première personne que je vois,

    - Sumimasen ! [excusez-moi]

    - Oui ?

    - Où est la salle de réveil ?

    - Prenez l’ascenseur, deuxième étage, et tournez à gauche au fond du couloir.

    Elle part ensuite comme elle est venue. Je m’aventure alors et je prends l’ascenseur. Après une dizaine de minutes à marcher dans ce long couloir blanc, j’arrive dans une salle commune où je vois Ray venir à ma rencontre.

    - Akihiko-sama, vous n’auriez pas dû venir jusqu’ici. Vous devez vous reposer. Vous vous êtes évanoui et…

    - Je sais ! le coupé-je. Où est Yuukiichiro-san ?

    - Il ne s’est pas encore réveillé…

    Je passe alors à côté de Ray et pénètre dans la salle de réveil. Il y a plusieurs lits qui se suivent, séparés par des rideaux blancs. Une infirmière se met devant moi et me dit que je n’ai pas le droit d’être ici,

    - C’est bon, laissez-le passer !

    La jeune femme sursaute, s’incline et s’écarte. Je m’avance vers la voix qui vient de retentir et me retrouve nez à nez avec Matsuda Daiki.

    - Matsuda-san…

    - Il est là, vous pouvez aller le voir !

    Je passe entre les rideaux blancs et le vois, allongé sur le lit. Il a une respiration régulière. Je prends la chaise qui se trouve sur le côté et m’assois à son chevet. Je ne sais combien de temps je reste mais le sommeil m’entraine soudain dans un long rêve agité.

    Je me réveille en sentant quelque chose s’agiter et en entendant une voix familière,

    - Je ne le mérite plus.

    Je me redresse et me frotte les yeux. Yuuki est la devant moi, bien éveillé, le voir m’arrache un sourire.


    Aki : De quoi parlez-vous?

    Daiki-san : Kozou-sama, mon fils a l'impression d'avoir trahi l'honneur de la famille. Dans notre tradition le Katana est la preuve de notre mérite.

    J’ai de la peine à comprendre alors je commence à tourner et retourner sa phrase dans ma tête…

    Aki : Ne plus mériter son katana, mais ça veut dire… !?

    Daiki-san : Qu'il n'accepte plus d'être votre garde du corps. Seul votre Oto-sama décidera du rôle que tiendra dorénavant Yuukiichiro. Il risque de n'être que Sensei à présent. Un Garde du corps vous sera assigné en remplacement, au moins le temps que Yuukiichiro soit rétabli.

    Je suis là, choqué, les larmes aux yeux. Je baisse la tête tout en pensant aux évènements de cette journée.

    Yuuki : Kozou Oyakata, prenez mon katana. Mon Honneur n'est plus, votre vie a été en danger par ma faute.

    Je me redresse et le gifle de plein fouet. Il est autant choqué que moi par ce geste.

    Yuuki : Je le mérite.

    Je crois que c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

    Aki : Ça suffit ! Tu vas te défiler ? Tu vas fuir ? Ce n’est pas à toi qui m’as dit que fuir n’était pas une solution ? Tu me parles d’honneur alors prouve-le en assumant tes actes ! Comment je suis sensé le prendre hein ? Tu es vivant et je le suis aussi ! Alors pourquoi réagir de la sorte ?

    Il est là, il ne bouge pas et j’en fais de même.


    < POV Yuukiichiro >

    Je le regarde surpris, c'est la première fois que je le vois agir réellement comme un chef. Et bizarrement, la seule chose que je veux faire n'a rien de professionnel. Je ne veux qu'une chose que je ne devrais pas faire, non. En aucun cas je n'ai le droit de faire...ça.

    Je ne lui réponds pas, pas par des paroles. Je pose ma main sur sa nuque et le tire vers moi de toutes mes forces. Il se retrouve sur mon corps, me faisant presque gémir de douleur, mais qu'importe. Sans réfléchir, laissant mes craintes et même mes droits derrière moi, je pose mes lèvres sur les siennes. Je n'approfondis pas le baiser, je n'ose pas, j'ai déjà poussé l'affront trop loin.

    M.Y : Kozou Oyakata, mon honneur c'est ma vie, vous avez failli mourir par ma faute!

    Il ne dit rien, il reste juste là... Immobile stoïque. Je me rends compte de mon acte et le lâche. Je détourne la tête, ne méritant plus de le regarder.

    M.Y : Zannen Kozou-sama [pardon jeune maitre]




    Lexique chapitre 7=

    Kobun = personne au service de l'oyabun

    Kozou= seul il signifie Jeune.

    Kozou Oyakata= jeune maitre

    Oto-san = père

    Oto-sama = père (dit de manière plus respectueuse)

    Sensei = professeur

    Zannen = pardon plus respectueux, comme "sincerement navré"

    Honneur= L'honneur de la famille, peut se traduire par plusieurs coutume en fonction des familles. Pour la Famille Matsuda, L'honneur est montré par la présence d'un Katana.

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