• Kuro ryü no gemu - partie 13

    < POV Akihiko >

    Je brûle. Chacun de ses baisers semblent me brûler. Ses mains caressent ma peau et semblent laisser à leur passage un chemin enflammé intense. Ma respiration se fait courte. Serait-ce les effets de la drogue ? Non… c’est parce que c’est lui. Mon corps réagit autrement lorsque je suis avec lui. Tout semble si intense, si naturel, si habituel.

    Dans un soupir je prononce son nom,

    - Yuuki…

    Mes mains viennent s’agripper à sa chevelure couleur de nuit. Lorsque la pointe de sa langue touche mon ventre, un cri s’échappe de ma bouche suivit d’un râle de plaisir. J’ai envie de le sentir contre ma peau, je veux rester dans ses bras à jamais. Sa langue continue son chemin jusqu’à mes tétons qu’il prend en bouche l’un après l’autre. Mon corps se cambre sous le coup du plaisir qu’il me procure. Ma gorge se sert et je mords ma lèvre inferieur. Il s’écarte et remonte vers mes oreilles. Il me susurre avant de me mordre le lobe de l’oreille,

    - Ne retiens pas ta voix…
    - Mais je…
    - Chuuut… me murmurre t-il
    - Mmmmaaaahh Yuuuukkiiiii, gêmis-je quand il me pince le têton tout en me mordant le lobe de l’oreille.

    Mes bras se referment autour de son cou et mes mains griffent son dos. Son visage descend et il prend mon sexe en bouche. Il fait quelques allers-retours qui déclenchent des vagues de décharges électriques dans tout mon corps. Je n’en peux plus… je lui dis dans un soupir,

    - Yuuki prends-moi… Je veux te sentir en moi…

    Je veux tout oublier… je veux sentir Yuuki, qu’il me prenne… je… les larmes coulent. Il remonte vers mon visage en léchant mon ventre, mon torse, mon cou pour finir son chemin dans un baiser à en perdre haleine. Je le sens entrer en moi et mon corps se cambre en sentant la présence de son membre. Il me demande comment je me sens. Il est si attentionné, si tendre mon cœur se sert, des larmes coulent et dans un soupir je lui murmure avant de l’embrasser,

    - Je t’aime…


    < POV Yuukiichiro >


    Je n'aurais pas imaginé lui faire ça, mais sa voix à ce moment m'a arraché toute réticence. Et plus encore lorsque qu'enfin en lui, j'ai entendu ces syllabes que je n'aurais pensées entendre que dans mes rêves.

    Je l'embrasse, ne m'arrêtant que pour reprendre mon souffle, tout en allant et venant en lui. Il gémit de plus en plus, je n'arrive plus vraiment à réfléchir, je ne veux qu'une chose, qu'il oublie Renji-kun.

    Je passe mes mains sur chaque centimètre de sa peau. Ses mains dans mon dos essayent de me coller à lui, sa respiration saccadée frappe mon cou et ses gémissements se conjuguent avec les miens. Je l'attire vers moi. Allongé sur le lit, il finit sur moi, les mains devant les yeux, il me demande de ne pas le regarder. A-t-il honte? Pourquoi? Il est si beau.

    Je pose mes mains sur ses hanches, mais ne bouge pas. Je lui dis de faire ce qu'il veut, qu'il n'est forcé à rien. Je ne veux pas qu'il se sente obligé de faire quoi que ce soit. Je caresse ses cuisses, son ventre, ses bras. Tout son corps y passe. Il hésite, ferme les yeux, respire puis s'abaisse sur moi, il m'embrasse timidement et commence à bouger les hanches. Ses gémissements se font plus timides, son visage rougit ne me fixe pas, son regard est un peu fuyant. Aki-sama est tendu de plaisir mais dès que j'approche ma main de son sexe, il m'empêche de le toucher.

    Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Je ne sais plus non plus quand nous avons arrêté. Je ne me souviens que d'une chose. Le visage d’Aki-sama, surpris lorsque mes lèvres se sont posées sur les siennes après lui avoir dit « ai shiteru » [je t'aime].


    < POV Akihiko >


    Blotti dans ses bras, je me prélasse m’ennivre de cette sensation de sécurité. Je me sens bien dans ses bras, ses bras puissants sur lesquels on peut compter. J’aime son odeur, j’aime sa respiration, j’aime son cri lorsqu’il jouit, j’aime tout de lui. J’entends les battements de son cœur qui m’apaisent de plus en plus. Sa main caresse mon dos. Je voudrais pouvoir stopper le temps, je voudrais pouvoir vivre ainsi avec lui pour toujours. Est-ce égoïste de ma part ?

    Je me blottis d’avantage, j’ai peur au fond de moi qu’il s’en aille, que je me retrouve à nouveau seul. Qu’il découvre l’être infâme et sale que je suis… J’ai peur Yuuki…

    - Ne me quitte pas… ne t’éloigne plus de moi… je t’aime tellement…

    - Je suis là maintenant !

    Je sursaute en comprenant que j’ai dit les derniers mots à haute voix. Je me mets à rougir en comprenant qu’il a tout entendu. Il m’oblige à le regarder et son visage se rapproche du mien jusqu’à ce que nos lèvres se verrouillent dans un tendre baiser.

    Je m’endors dans ses bras, épuisé de tous les événements de la journée.

    Au petit matin, j’ouvre difficilement les yeux. Je suis seul dans la chambre et mon cœur se sert. Je commence à paniquer… aurais-je rêvé ? Yuuki a bien passé la nuit avec moi ? M’a-t-il dit qu’il m’aimait ? Ou n’est-ce qu’un rêve ? Finirais-je dans les bras de Renji ?

    Des larmes remplissent mes yeux et s’échappent le long de mes joues. Je sens la panique et l’angoisse m’enfermer dans leurs étreintes mortelles. J’éclate en sanglot et Ray rentre dans la chambre surement alerté par les pleurs. Je l’entends parler mais je ne l’écoute pas, je ne veux qu’une chose… qu’une personne…

    Il quitte ma chambre en courant… me fuit-il ? Ce serait compréhensible, je le mérite. Je n’ai pas été très gentil avec lui pendant ces deux semaines. Je lui ai à peine adressé la parole… je suis si abject… si ignoble…

    J’entends soudain une voix familière,

    - Aki-sama !

    J’ouvre les yeux et vois le visage de Yuuki. Mes sanglots doublent d’amplitude et je plonge ma tête dans son torse tout en m’agrippant à lui,

    - Yuuki… Ne me quitte pas... ne me quitte pas…

    <POV Yuukiichiro>

    Y- Je ne te laisserai pas!
    A- Yuukii!!

    Aki se calme après quelques minutes. Je me dois de reprendre mon rôle, pour lui.

    Y- Aki-sama, votre père, l'Oyabun voudrait te parler.
    A- Pour... Pourquoi?
    Y- Il faut que tu lui dises ce qu'il t'est arrivé.
    A- Non!
    Y- Je suis désolé! Il le faut! Si tu ne prouves pas à ton père que Renji-kun est dangereux, il restera ton garde-du-corps.

    Il me regarde les larmes aux yeux, ne semblant pas comprendre.

    Y- Aki-sama, même si le conseil me laisse succéder à mon père en tant que shatei-gashira, ils ne peuvent pas me laisser redevenir aussi vite garde-du-corps. Aoi-kun est votre garde-du-corps, je ne le suis aussi que pour vous protéger et aider Aoi-kun. Renji-kun reste pour l'instant le seul, qui soit apte de devenir à long terme garde-du-corps.
    A- Mais toi! Tu l'es non?
    Y- Même s’il a été prouvé que je n'avais pas d'autre choix lors de l'attaque, que de vous mettre dans la voiture et de rester à l'extérieur, je me suis blessé et j'ai mis votre vie en danger.
    A- Je ne veux pas que quelqu'un d'autre soit mon garde-du-corps.
    Y- Alors il faut expliquer à votre père, que Renji-kun n'a plus le droit de vous approcher.

    Avant de partir pour laisser Ray s'occupé d’Aki-sama, je pose mes lèvres sur les siennes.

    < POV Akihiko >


    Mon corps tremble. Mon père se tient devant moi le regard sévère. Il attend une réponse à sa question… réponse qui se refuse à sortir. Comment pourrais-je lui avouer que son fils est une tafiole… que j’aime un homme, et qu’en plus de tout ceci, cet homme est celui qui a été désigné pour devenir mon bras droit… Et comment pourrais-je lui avouer que son héritier s’est fait abusé, à de nombreuses reprises, par celui qui a remplacé l’homme que j’aime. Mon cœur me fait mal, j’ai des vertiges. Je suis vraiment nul… un moins que rien comme le disait Rengi…

    Mon père soupire, s’appuie contre son bureau et me regarde sans défaillir. Il réitère sa question,

    - Akihiko-kun, que s’est-il passé avec Renji-kun ? Qu’est-ce qu’il a fait ?

    Je baisse la tête sans répondre. Il s’apprête à parler quand on frappe à la porte.

    - Oui entre !

    Renji ouvre la porte et me fixe. Mon cœur s’accélère. Je déglutis et une envie de fuir me submerge soudain. J’ai un mouvement de recule quand Renji s’approche et referme la porte. Il me regarde à nouveau en souriant et s’avance vers moi. Ma tête tourne… non… je ne veux pas que ça recommence… Sans m’en rendre compte, ma voix s’élève dans la pièce dans un cri de panique,

    - Chikazukanai !!! [ne t’approche pas !]
    - Kojou-sama… [jeune maître]
    - Ike ! Sekkin shinai ! [barre-toi ! Ne m’approche pas]

    Il semble surpris par l’insulte que je viens de lui lancer. Ce n’est pas dans mes habitudes d’utiliser des gros mots surtout devant mon père. Je ne sais plus où me mettre… je suis un moins que rien… comment je peux enchaîner bourde sur bourde… Je ferme les yeux et je m’écroule en pleurant. Mon père prend la parole. Sa voix est grave, je peux sentir toute sa colère sans même lever la tête pour le regarder,

    - J’en ai assez vu ! Yuukiichiro !

    La porte s’ouvre et Yuuki rentre dans le bureau. Mon père poursuit,

    - Je te confie Akihiko-kun. Aoi-kun !
    - Oui Oyabun-sama ?
    - Va me chercher Daiki tout de suite.
    - Oui.

    Il se tourne ensuite vers Renji et lui dit,

    - Quant à toi, nous allons avoir une petite discussion.

    Je quitte la pièce en m’appuyant sur Yuuki.

    < POV Yuukiichiro >

    Aki-sama tremble encore. Je l'emmène dans sa chambre. Aki s'assoit sur son lit tandis que je m'accroupis devant lui. Il me regarde dans les yeux, comme me posant mille questions.

    Y- Oyabun-sama voulait connaitre la raison. Mais ayant peur que tu te refermes, j'ai proposé qu'il voit par lui-même l'effet qu'a Renji-kun sur toi. Je suis désolé.
    A- Ce... Ce n'est rien

    Il pose sa tête dans le creux de mon cou, pendant qu’à travers la porte on entend distinctement mon père et l'Oyabun réprimander Renji-kun. Il a fait la plus belle erreur de sa vie. Je sens Aki-sama devenir plus lourd dans mon cou, il s’est endormi. Après l'avoir allongé, je sors. Je dis à Ray d'aller dans la chambre d’Aki pour qu'il ne se réveille pas seul.

    Dans le bureau de l'Oyabun le silence est très présent. Je m'annonce et entre. Renji-kun est attaché les mains dans le dos, le visage rougi par les coups et la lèvre en sang. Oto-san me regarde, navré.

    Daiki- Yuukiichiro-kun.
    Y- Masuta, Oto-san. [maitre, père]
    Oyabun- Yuukiichiro, où est Akihiko-kun?
    Y- Dans son lit Masuta [maitre], il dort.
    O- Bien. En ce qui concerne Renji-kun, il sera puni et rétrogradé en tant que kobun.

    Le regard de Renji se fait alors énerver. Il finit par crier que ce qu'il a fait, avait déjà été fait par moi-même. Mais Oto-san et Maitre Tamagochi n'ont pas pris en compte ce qu'il venait de dire. Trois gardes sont venus le chercher pour lui infliger sa punition.

    O- Yuukiichiro, je ne peux te laisse garde-du-corps tant que tu n'es pas guéri en totalité. Cependant, tu aideras Aoi-kun à l'être.
    Y- Oui masuta [maître].

    Je suis sorti après qu'il m'ait demandé de le faire. Dans la chambre Aki-sama dort profondément. Je décide de me diriger vers le dojo pour m'entrainer au tir.

    < POV Akihiko >


    J’ouvre difficilement les yeux et m’assois au bord du lit. Ray est à mes côtés, il dort profondément. Les derniers jours ont dû aussi être éprouvants pour lui. Je regarde son visage, il est calme et il semble serein. Je souris légèrement devant cette bouille d’ange. Je ne sais pas du tout l’heure qu’il peut être. Je me lève et m’avance vers la fenêtre.

    Le soleil est très haut dans le ciel et des Kobun semblent monter la garde un peu partout. Je m’étire et décide d’aller prendre un peu l’air. En ouvrant la porte, Aoi-kun m’intercepte,

    - Kozou-sama. [jeune maître]

    Je me crispe un peu mais essaye de me détendre. Je demande à Aoi,

    - Aoi-kun sais-tu où se trouve Yuuki ?

    - Sama, Je pense qu’il doit se trouver au dojo.

    - Ne sois pas si formel Aoi-kun.

    - Mais Sama…

    - En tout cas, on peut dire que Yuuki et toi vous ressemblez sur ce point. Bon je vais prendre l’air, je n’en peux plus de rester à l’intérieur.

    Aoi-kun me suit de près comme si ma vie était en danger. En arrivant à l’extérieur je marche dans le pavillon en direction des dojo. Il n’est pas dans le premier alors je vais tenter ma chance dans le deuxième. Je passe la première bâtisse et longe l’engawa (passerelle de bois extérieur) pour me rendre au deuxième dojo où j’entends déjà du bruit. Je m’arrête quelques secondes pour admirer le jardin et l’étang dans la cour, puis je me rends vers les bruits de rotin de bois s’entrechoquant. J’entre-ouvre le fusuma (porte coulissante) et le cherche du regard. Et rebelote, il n’est toujours pas là… Il va sans dire que je commence à être un chouia agacé.

    - Kozou-sama [jeune maître], je pense qu’il doit être dans le dojo de tir.

    - Et tu n’aurais pas pu me le dire plus tôt non ?

    - Sumimasen daishita [toutes mes excuses.]

    Je quitte alors les deux dojo pour me rendre dans le troisième. J’ai beau tendre l’oreille je n’entends rien. Je tire le fusama (porte coulissante) et le vois enfin.
    Il est là, de l’autre côté du dojo dans la partie extérieure. Il est assis au bord de l’engawa (passerelle de bois extérieur) de l’autre côté. Mon cœur se sert, je m’avance en l’appelant,

    - Yuuki…

    Il se retourne et me sourit.

    < POV Yuukiichiro >


    Aki-sama se tient devant moi, le dojo est assez éloigné, je pense que c'est la raison de son air renfrogné. Il s'assoit à côté de moi d'un coup, boudant presque. Je ne dis rien, à vrai dire je ne vois pas vraiment ce que je pourrais dire. Lui non plus ne parle pas, mais après plusieurs minutes à gigoter, il finit par se retrouver collé à moi. Derrière nous Aoi-kun finit par nous dire qu'il attend devant le dojo. Surement poussé par les regards noirs de Kozou-sama.

    Ce dernier directement après la sortie d'Aoi-kun, se colle à moi comme un chat ronronnant. Cherchant à coup sûr un baiser. Ma main derrière sa nuque, je l'attire à moi et pose mes lèvres sur les siennes.

    -Kozou-sama, allez-vous bien à présent ?

    < POV Akihiko >

    Je regarde Yuuki, me perdant dans ses yeux. J’acquiesce de la tête tout en lui lançant un petit sourire. Je me colle d’avantage et je sens soudain son bras sur mon épaule, je suis dans ses bras. Je pose ma tête sur son torse et ferme les yeux avant de soudain me mettre à rire d’un rire cristallin.

    - On dirait une épouse et son amant tu ne trouves pas Yuuki ? Est-ce que je ressemble à une épouse ?

    Je ne sais pas vraiment s’il me répond car mes yeux se referment et je m’endors au creux de son épaule au rythme des battements de son cœur.

    « Kuro ryü no gemu - partie 12Kuro ryü no gemu - partie 14 »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :