• Kuro ryü no gemu - partie 1

     

     

    Chapitre 1.

    <POV Akihiko >


    - Akihiko-sama

    - Mmmmh

    - Akihiko-sama ! C’est l’heure de vous réveiller !

    - Encore cinq minutes Ray…

    - Non Monsieur, vous avez juste le temps de manger et de filer en cours.

    - Arrête avec tes « Monsieur » et tes « -sama », je te l’ai déjà dit pourtant…

    - S’il vous plait Akihiko-sama, ne vous retournez pas, ce n’est plus l’heure de dormir…Akihiko-sama !!!

    - Oui, oui d’accord, mais arrête de me vouvoyer…

    J’ouvre les yeux difficilement et regarde mon majordome préparer mon uniforme scolaire. Je baille, m’étire et m’extrais de sous la couette.
    Je me rends ensuite à la salle de bain, prends une douche et commence à me préparer. Un coup de peigne dans les cheveux, du déodorant et le tour est joué. Je me rends à nouveau dans ma chambre où Ray m’y attend, une chemise en main. Il m’aide à m’habiller et noue ma cravate.
    Nous nous rendons alors dans la pièce commune. Je m’arrête devant le fusuma de l’entrée. Ray m’annonce et nous attendons. La porte coulisse et une servante, assise au pied de la porte s’incline en baissant la tête comme signe de respect. Je la remercie et aperçois alors ma mère assise à table, sirotant un thé vert. Je m’avance à pas feutrés, m’incline et la salue respectueusement.

    - Ohayo gozaimasu Oka-sama. [Bonjour, mère]

    - Ohayo gozaimasu Akihiko-kun. Bien dormi ?[Bonjour...]

    - Oui Oka-sama et vous ?

    - Très bien merci. Tu peux prendre place.

    Je m’incline et m’exécute en silence.

    Au cas où vous vous le demandiez, nous sommes bien en 2011, au 21ème siècle. J'ai été éduqué dans la manière traditionnelle japonaise. Les mots d'ordre sont la tradition, la discipline et le respect.

    Une fois le petit-déjeuner avalé, Ray et moi filons dans la limousine qui doit nous amener jusqu’à Okazaki Johsei, notre lycée. Si je devais vous présenter mon lycée en quelques mots, je dirais que c’est une école privée qui accueille des étudiants issus de familles aisées.
    Je me nomme Tamagochi Akihiko et je suis en première année de lycée. Je suis une personne qui n’aime pas se faire remarquer mais je passe malheureusement rarement inaperçu. Je vie dans une famille aisée, et je quitte rarement la demeure sans limousine. C’est une demande de mon père que je n’ose refuser. « Mon fils se doit de bien se tenir en public et de faire bonne figure » voilà ses paroles. Bon vous allez me dire que je n’ai pas me plaindre, j’ai mon chauffeur privé et un majordome mais si j’avais pu choisir, j’aurais voulu faire comme tout le monde. Me rendre à l’école en vélo et pouvoir passer du bon temps avec mes amis comme aller au karaoké ou au Game Center après les cours ou encore prendre des photos dans des Purikura et rigoler avec mes amis. Mais les règles familiales sont strictes. Alors je me plie aux exigences familiales.

    Nous sommes en septembre et comme toutes les écoles, nous reprenons les cours aujourd’hui après un mois de vacance. On est parti pour trois mois d’études intensives. Donc si je devais vous l’expliquer, je pourrais vous dire que l’année scolaire est divisée en trois semestres : avril-juillet, septembre-décembre et janvier-mars. Les grandes vacances sont entre le premier et le deuxième trimestre mais nous avons également deux semaines à noël et trois à la fin de l’année scolaire.

    Les cours débutent officiellement à 8h30 pour finir à 15h30. Nous avons également cours le premier et le troisième samedi de chaque mois, mais seulement de 8h30 à midi. Les cours durent cinquante minutes avec de petites pauses de cinq minutes chaque heure. Enfin c’est l’horaire officiel comme je le dis plus haut car les étudiants ont tellement peur de la sélection et de ne pas pouvoir intégrer une université renommée, qu’ils passent leur temps à prendre des cours supplémentaires. Les pressions subites par les familles sont élevées ici. Il n’est donc pas rare de voir les cours commencer à 7h30 pour finir vers 17h00. Nous passons notre vie à étudier ? Oui on pourrait dire ça, car nous étudions en classe, viennent ensuite les cours du soir, qui pourraient être l’équivalent des « devoirs surveillés » et ensuite nous étudions à la maison. Les leçons rythment nos soirées : devoirs pour le lendemain, ceux du weekend et ceux des vacances. Les journées se prolongent donc soit par les cours du soir, les cours particuliers ou par les différentes activités parascolaires appelées le plus souvent « clubs » qui sont non obligatoires mais auxquelles environ 80 % des élèves participent.

    - Akihiko-sama

    Je tourne la tête vers Ray qui me tend mon bento. Un sourire gêné s’affiche sur son visage.

    - Je suis désolé de ne pas pouvoir manger avec vous Akihiko-sama mais mon club se regroupe aujourd’hui pendant l’heure du repas.

    - Ne t’inquiète pas, ce n’est pas comme si j’allais me retrouver seul pour manger…

    La voiture s’arrête devant l’école et nous sortons du véhicule. Sans étonnement, un attroupement de filles vient nous encercler.

    - Tamagochi -KUUUUUUNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !

    - Vous avez bien dormi ?

    - Vous n’êtes pas trop fatigué ?

    Une voix plus forte retentie

    - Laissez Tamagochi-sama tranquille, faites-lui de la place !!!

    Tout le monde s’écarte et laisse passer Nina, la présidente de « mon » fan club. Oui vous avez bien lu, « mon » fan club. Au Japon il n’est pas rare que les étudiants aient un « fan-club », surtout si vous êtes populaires dans le lycée.

    - Toutes mes excuses Tamagochi-sama !!!

    Je soupire et me mets en marche pour rejoindre quelques amis aperçus en sortant de la limousine. Nous nous rendons alors tous au cours.
    La pause midi arrive après quelques cours ennuyeux et nous nous installons par terre pour manger. Kira-kun, un de mes amis sort un jeu de carte et nous nous mettons alors à jouer plusieurs parties de rami. La journée se passe tranquillement et à 15h30 je me rends à mon club de kendo. Je m’échauffe pendant 30 min et ensuite fait plusieurs combats. A 19h, je quitte la salle et voit Ray assit sur les escaliers.

    - Désolé, tu m’as attendu longtemps ?

    - Non, je suis là depuis 20 min.

    Nous montons dans la voiture et rentrons chez nous.

    Les portiers à l’entrée du domaine nous ouvrent les portes et nous pénétrons dans la propriété. Je suis extenué et il me reste encore de longues heures d’études pour finir les devoirs donnés aujourd’hui en classe. La voiture passe devant beaucoup de personnes qui s’inclinent au fur et à mesure que nous passons devant elles. Nous arrivons ensuite devant les dojos, puis le pavillon réservé aux invités pour aboutir devant la résidence familiale.

    Nous pénétrons dans la demeure et je me rends directement dans ma chambre. Ray me fait couler un bain et m’aide à me déshabiller.

    - Ray, je peux très bien le faire tout seul…

    - Ça fait partie de mon travail Akihiko-sama

    Je n’aime pas quand il me dit ça, il sait très bien qu’il est avant tout plus un ami qu’un majordome…
    Nous descendons au salon pour manger. Ma mère est déjà à table avec ma petite sœur.

    - Onii-sama ! [Grand-frère]

    - Kanbawa Kotoko-chan ! Tu vas bien ?[Bonsoir Kotoko]

    - Oui très bien merci.

    J’aime bien Kotoko, elle est une bonne vivante. Elle est dans une école de filles donc nous nous voyons rarement mais j’aime passer du temps avec elle.

    - Oka-sama, Ota-sama n’est pas rentré ? [mère, père n'est pas rentré?]

    - Non, il avait des personnes très importantes à voir. Il rentrera ce soir.


    <POV Yuukiichiro >

    Le casino est plein. Je suis avec plusieurs gars. Nous sommes chargés de surveiller Tomoku Casuo. Tomoku-san est un homme d'une trentaine d'années, qu’Oyabun nous a chargé de surveiller étant soupçonné de trahison et vol dans le Casino. Posté près des tables de Blackjack, j'attends qu'il se montre et fasse une erreur. Dès que nous le verrons, notre simple mission sera de l'emmener dans la ruelle arrière, de le forcer à nous rembourser, et en fonction de sa réponse nous devrons agir.

    Je suis Matsuda Yuukiichiro, j'ai 21 ans et je suis aux ordres de mon Oyabun. Mon père Matsuda Daïki est le garde du corps personnel de l'Oyabun ainsi que le Shatei Gashira. Quand le successeur de l'Oyabun devra s'entrainer, je serai là. J'ai été élevé pour ça, suivre les traces de mon père.

    Dans ma famille, le premier-né et surtout le premier fils est celui qui succédera à son père, pour la protection de l'Oyabun. Les Matsuda ont toujours été les Shatei Gashira et surtout gardes du corps. Depuis mon plus jeune âge, mon père m'a éduqué pour prendre sa suite. Chaque jour depuis mes quatre ans, j'apprends les arts martiaux et l'art du Sabre. Bien sûr, depuis trois ans j'apprends aussi bien d'autre chose.

    A mes 18 printemps, je suis entré dans le Gumi en tant que Kobun mais aussi futur Shatei Gashira. Dans d'autres Gumi, je serais directement considéré comme un « -sama », mais chez nous, tout poste se mérite, même si je suis, de par mon sang, sûr d'être Shatei-Gashira. Je dois montrer de par mes actions que je mérite la place de Shatei-Gashira pour succéder à mon père, lorsque que le fils de l'Oyabun devra succéder au sien.

    Beaucoup de Kobun disent que le futur Chef est un jeune qui n'est pas au courant de son futur. Est-ce vrai? Vais-je devoir m'occuper d'un ignorant? Si tout cela est vrai en tant que Matsuda, mon devoir sera de tout lui apprendre...

    La Famille Matsuda a toujours été la plus proche de la famille de l'Oyabun. Chaque membre de ma famille a formé son Oyabun.

    Je suis dans le fond du casino quand je remarque Tomoku-san. Il semble nerveux. Je me dirige avec mes frères vers lui. Nous le forçons à nous suivre. Après la porte de fer grise, nous nous trouvons dans une ruelle sombre, éclairée par un lampadaire trop vieux et à bout de force pour que l'on puisse nous voir de la grande rue.

    - Tomoku-san, notre Oyabun nous fait venir à vous. Vous savez pourquoi non?

    -Je... Je suis désolé, je n'ai pas l'argent!

    -Vous savez ce que vous risquez?

    -Je... Je vous rembourserai c'est sûr!

    -Le double de la somme, tu as 1 semaine.

    Il continue de nous persuader de sa sincérité, que l'argent nous sera donné en temps et en heure. Il part ensuite tête baissée de la ruelle. Avant qu'il ne tourne, je sors mon arme et lui tire dans l'épaule.

    « Une semaine. Si nous n'avons pas l'argent la semaine prochaine, je finirais le travail! »

    Gémissant de douleur il s'en va. Je range mon arme et rentre dans le casino, suivi par mes frères. Notre travail est fini. Je rentre chez moi après être passé chez l'Oyabun pour faire mon rapport et présenter mes respects à mon maitre.

    A peine arrivé chez mes parents, mon père m'appelle dans son bureau. Je m'y dirige, pose un genou à terre et demande la permission d'entrer.


    Lexique du chapitre=

    Ohayo gozaimasu= Bonjours (vouvoiement)
    Oka-sama = Mère
    Purikura Photomaton connu au japon, pour faire des photos décorer a notre choix, avec divers tampon virtuel et autre decoration. Les photo sont généralement assez petit et collante.
    Bento= Boite repas uttiliser au japon par les étudiants et les travailleur.

    Les bentos sont uttulisé par les etudiant pour leur repas. Ceux-ci se prenne de plusieur façon=
    1= Il prenne un bento, soit en salle de classe, dans la cours ou dans la cafétéria
    2= La cafétéria est uttulisé par plusieurs éléve
    3=Des stande se trouve dans l'ecole, souvent diriger par des éléves plus agée (sempai); les éléves y achete leurs nourritures.

    Dojo= Lieu où les Japonais pratique l'art du budô (art martial) ou il pratique la médiation.
    Gumi[.b]= Clan
    Oyabun= Chef de clan, Chef de famille
    Shatei-gashira= Deuxieme lieutenant
    Kobun= Membre du clan

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